Aide à la Grèce : un accord des dirigeants de la zone euro

Voilà où nous en sommes… Pas vraiment glorieux quand on sait que la finalité n’est pas vraiment changée.  Ne nous y trompons pas, la situation reste des plus délicates et les paroles rassurantes ne le sont pas pour autant, l’économie mondiale n’est toujours pas hors de danger, les USA sont toujours au plus mal!

    De gauche à droite : Georges Papandréou, Premier ministre grec, Herman Van Rompuy, président de l'Union européenne, et Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne.
    De gauche à droite : Georges Papandréou, Premier ministre grec, Herman Van Rompuy, président de l’Union européenne, et Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne.
    REUTERS

Les dirigeants de la zone euro sont parvenus, ce jeudi, à un accord qui prévoit un deuxième plan pour sauver la Grèce de la faillite, d’un montant de 158 milliards d’euros avec une contribution substantielle des banques. Le plan risque toutefois d’entraîner un défaut de paiement du pays.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, longtemps opposé à une participation des banques qui devrait impliquer un défaut de paiement partiel de la Grèce, a salué un programme « crucial pour stabiliser les finances publiques » du pays. Il s’est aussi félicité du fait que la participation du secteur privé soit limitée à la seule Grèce, et soit exclue noir sur blanc pour les autres pays.

Secteur privé

Selon la déclaration finale du sommet de Bruxelles, la répartition de la nouvelle aide à la Grèce comprend 109 milliards d’euros de prêts qui viendront de l’Europe et du Fonds monétaire international (FMI), le reste, environ 50 milliards d’euros, provenant d’une contribution du secteur privé créancier de la Grèce.

Sur ce dernier montant, 37 milliards viendront d’une « contribution volontaire » des banques créancières, tandis que 12,6 milliards consisteront en un rachat de dette sur le marché.

Sur plus long terme, les banques apporteront une contribution encore plus substantielle, chiffrée à 135 milliards par le président français Nicolas Sarkozy. « Au total, l’effort sera de 135 milliards d’euros » pour les seuls créanciers privés de la Grèce.

Engagement

« Nous avons décidé de soutenir la Grèce en tant que membre de l’euro et de la zone euro. C’est un engagement déterminé, a assuré Nicolas Sarkozy. Nous sommes conscients des efforts demandés aux Grecs, l’ensemble des pays de la zone euro a décidé d’être à leur côté, on ne peut abandonner un membre de la zone euro à partir du moment ou celui-ci s’engage dans un programme de réforme. »

Nicolas Sarkozy a par ailleurs annoncé qu’il ferait « avant la fin de l’été » des propositions pour améliorer « de façon ambitieuse et volontariste » la gouvernance de la zone euro avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Source: ouest-france.fr

21 commentaires

  • Claude d'Argol

    Quel pipeau ! la montagne a accouchée d’une souris!
    et bien des cons vous applaudir des deux mains ce plan à la con !
    rien ne va changer, les grecs vont être encore un peu plus pressés comme des citrons, et la grèce ne sortira jamais de sa faillite! le secteur privé va aider la grèce ? on demande à voir, les banques n’ont jamais été des oeuvres de bienfesance! c’était juste un effet d’annonce pour calmer les places boursières! nous verrons demain la tendance générale !
    moi je crois que les bourses vont plonger comme jamais !

  • Sonia de la Lune

    Je demande qu’à voir quand « Ils en iront tous »! J’attends l’implosion voire l’explosion… Effet de manchettes, et on balade le lambda.

  • moutondu22

    ce n’est qu’une question de temps …il s’agit là de pb structurels ,on le sait vous le savez et « ils » le savent….. l’important n’est pas la chute …mais l’atterrissage…
     
     
     

    • Sonia de la Lune

      Il y a une forme de précipitation…. voire « accélération » dans tout ce qui nous entoure…
      Suis-je Utopiste ? Non, je ne le pense point, seulement les renversements existes ! Faille revisiter l’histoire et surtout l’Histoire la vraie, non appris dans l’enseignement « formatage » part une forme de pensée véhiculée de part… No comment !

      • frenchprepper06

        Oui Sonia c’est ce que je n’ai cessé de dire sur ce blog l’acceleration se confirme dans tout les domaines. Il s’agit d’un phénomène d’entropie qui affecte tous les aspects de l’humanité. Ce monde est en train de trépasser et le nouveau n’est pas encore arrivé…

  • voltigeur voltigeur

    Un emplâtre sur une jambe de bois! les Grecs vont encore déguster niveau austérité, et pour peu qu’il y ait un autre pays à sauver….C’est la chute finale :evil:  vouloir sauver l’euro à tout prix, alors qu’ils sont tous, incapables de donner 50 milliards pour sauver des peuples de la famine et de la mort….Quelle bande de salopards sans cœur  :evil:

  • mémé

    On remplace la dette par une autre dette.
    Je voudrais bien voir les 135 milliards apportés par les céanciers privés. C’est qui ces bons Samaritains ? Nous, les contribuables ?

  • Gobtout

    Ouff..On a échapper belle ..  Angela et Sarko ont-ils sauvé l’euro .. :mrgreen: Y a que des conspirationnistes pour croire a des chose pareil ..Ok je  :arrow:

  • Gobtout

    Nouvelle infaux 14% des Grecs payent des impôts ..Émission C dans l’air F5 Titre Angela et Sarko ont-ils sauvé l’euro ? Les taxes vont augmenté ,  Les fonctionnaires vont passer a la caisse parce qu’on vas les leur prélevé sur leurs salaire  :mrgreen: :mrgreen:

  • Je confirme ce que dit Gobtout:
    – Entre 14 et 22% des Grecs payent des impots!
    -La Gréce ne produit rien,les seuls rentrée d’argent sont les transports maritimes en particulier et le tourisme. 
    – les fraude fiscale et autres,le travail au noir sont un sport national et de plus en plus de Grecs ne paient plus leurs factures(elect,eau,…etc),la désobéissance civile grandit,il n’en peuvent plus et cela ne va pas s’arranger avec cette 2° rustine…!
    – Leurs politiques sont incapables d’imposer des réformes et le seront de moins en moins.

    Et en effet nous allons payer d’une façon ou d’une autre,les fonctionnaires en premiére ligne,hausse des impôts,des taxes,baisse des salaires…en gros même punition que pour les autres,c’est juste une question de temps et pour moi tout cela sera fait aprés les elections car avant serait suicidaire pour nos chers marionettes politiques,mais allez savoir…!!!:evil:

  • Yano

    15 milliards d’euros de dette en plus pour la france avec ce plan grec…

  • néocoralie

    158 milliard d’euros dont 109 milliards pris en charge par l’europe et le fmi (15 milliards apportés par la france), les financiers de wall street doivent se frotter chaudement les mains avec une telle autorisation de mettre les banques en faillite ! un hold up géant jamais vu en préparation !  c’est la zone euro qui est attaquée, donc les marchés s’en prendront aux autres pays. La semaine prochaine on verra bien le résultat mais je parie qu’on va nous dire que les marchés ne sont pas encore satisfaits ! les privés cotisent pas sur la totalité mais sur 50 milliards ce qui est déjà énorme, moi aussi je demande à voir ! il faut sortir son argent des banques et faire de bonnes réserves de nourritures, de semences et de couvertures chaudes car ça va secouer dur !

  • néocoralie

    rappelons aussi que sarko parle de se mettre d’accord sur une nouvelle gouvernance économique européenne avant la fin de l’éte, ils vont donc tenter de mettre en place le ministère des finanees manquant du nwo !

  • frederic World Citizen

    Moi je me suis déjà sauvé !!!!!

  • candide

    L’Allemagne ne semblait pas très chaude pour renflouer la Grèce. Ca va durer combien de temps ce rafistolage ? Les Grecs ressortent les cendriers sur les tables des troquets et restos, pour contrer la directive européenne d’interdiction de fumer et en attendant leurs élections. Ils ne semblent pas très décidés à se serrer la ceinture, ni à être disciplinés. Ca donne un sentiment de science fiction ces histoires financières. C’est une misère créée totalement artificiellement.  A coller des rustines sur leur chambre à air surgonflée, je ne sais pas si ca va rouler encore longtemps. A la limite, si ça pête, si la population est dans l’obligation de se débrouiller par ses propres moyens et même s’il y a une période difficile, je me demande si on n’en s’en sortirais pas mieux. C’est peut-être aussi ce qui les inquiète. Finalement, il n’y a pas beaucoup de richesses en grèce, mais les grecs s’en suffisent. A quoi sert cette dette en somme ? Payer l’administration ? Mais on sait qu’elle sert plus à bloquer les situations, qu’à les faire évoluer, l’administration.

  • voltigeur voltigeur

    Les journaux français et allemands divisés sur le «sauvetage» de la Grèce

    Crise de la dette | Au lendemain du sommet de la zone euro, les journaux français et allemands titrent ce vendredi sur l’événement. Alors que la presse française parle de soulagement, même si des doutes subsistent, la presse allemande est, elle, très partagée.

    ATS/AFP | 22.07.2011 | 09:27

    Le sommet tant attendu des dirigents de la zone euro s’est tenu jeudi. Afin de sauver la Grèce et d’éviter une contagion de la crise de la dette à toute la zone euro, un plan de sauvetage a été adopté.

    La presse française exprime vendredi, un soulagement tempéré par des doutes sur la guérison de l’Europe. La presse allemande était, elle, très partagée sur l’issue du sommet européen, à la fois sur la portée des décisions prises à Bruxelles et sur le rôle joué par la chancelière Angela Merkel. Tour d’horizon des principaux titres français et allemands.

    Est-ce suffisant?

    « Cet accord constitue sans nul doute un vrai tour de force économique. Mais sera-t-il politiquement suffisant ? », se demande ainsi le journal économique Les Echos. « Ce nouveau plan suffira-t-il ? Redresser la Grèce prendra forcément beaucoup de temps », constate également France Soir (informations générales).

    La Tribune (économique) est pratiquement le seul quotidien à s’enthousiasmer: « l’Europe s’est ressaisie », écrit-t-elle, car « il ne s’agit plus du sauvetage de la Grèce mais bien de la zone euro ».

    Pour le quotidien de droite Le Figaro, « la solution retenue apporte une bouffée d’oxygène aux autres économies menacées par les marchés » mais « beaucoup dépendra de l’application des décisions annoncées ».

    Libération (gauche) voit de son côté dans les résultats du sommet des « signes concrets qui révolutionnent la gouvernance européenne ».

    En revanche, l’Humanité (communiste) s’indigne à l’idée que « l’épée de Damoclès de la dette continuera à peser au-dessus de nos têtes tant que le pouvoir de nuisance des marchés financiers ne sera pas circonscrit ».

    Une série de réformes impressionnantes

    Là où le Frankfurter Rundschau (gauche) considère que « l’Europe se ressaisit », et où le Berliner Zeitung (centre-gauche) voit « la naissance d’une Fonds monétaire européen », Die Welt (conservateur), nettement moins enthousiaste, titre: « encore un plan de sauvetage ».

    « L’Europe peut quand même applaudir, au moins d’une main », concède le quotidien économique Financial Times Deutschland, qui prédit tout de même un automne « chaud » quand il s’agira de concrétiser les décisions prises jeudi.

    Mais au moins « plus personne ne remet le système en question, l’euro est parti pour durer », se réjouit le Süddeutsche Zeitung (gauche), pour qui la crise a eu du bon: « l’Union européenne a décidé depuis le printemps dernier une série de réformes impressionnantes, qui n’auraient jamais vu le jour sans la pression née des problèmes ».

    Le tabloïd Bild, quotidien le plus lu d’Allemagne qui s’est illustré depuis l’an dernier par ses campagnes populistes de dénigrement de la Grèce, ne retient du sommet de jeudi qu’une chose: « la faillite de la Grèce est officielle: hier est arrivé ce que Bild écrit depuis longtemps ».

    Angela Merkel « imprime sa marque sur l’euro »

    La chancelière, considérée par nombre de ses partenaires comme ayant bloqué et retardé les choses, s’attire un éloge inhabituel du Tageszeitung (gauche), qui juge en une que « Merkel imprime sa marque sur l’euro ». La participation des investisseurs privés au mécanisme est « son succès », relèvent aussi le FTD et Die Welt.

    Mais pour le Berliner Zeitung, ces derniers mois « chaque position de la chancelière sur la crise de l’euro a été un bon contre-indicateur de ce qui a été décidé plus tard », ainsi l’avancée vers une plus grande responsabilité partagée pour les dettes des uns et des autres.

    http://www.tdg.ch/actu/monde/journaux-francais-allemands-passent-crible-sommet-zone-euro-2011-07-22

  • candide

    Coresponsabilité sur la dette ?! les banques ont encore gagné !

  • mémé

    En fait, la dette n’est pas payée. Les Grecs ont juste le droit d’emprunter davantage, couverts par nous, entre autres. Je ne vois vraiment pas ce qu’on a sauvé, à part les banques.

    Et on parle de surendettement pour les ménages?? On croit rêver.

  • voltigeur voltigeur

    Allemagne……

    Ca y est c’est dans Bild, le journal de la populasse: L’euro est mort.

    Les économies et les retraites sont en danger.

    Les gens retirent leur argent en masse, les banques sont à court de gros billets, les marchands de métal engagent du personnel de sécurité. Les gens achètent ce qui reste.
    On ne trouve plus du tout de Krügerrands ni de barres de 100gr, l’or devient rare.
    Mais il y en a encore…

    http://mahamudras.blogspot.com/

  • candide

    Les Allemands ont de la mémoire. Ca doit leur rappeler une période de la dette solidaire où ils étaient en charge de renflouer les économies européennes… Pour leurs gros billets, zont intérêts à apprendre à faire des cocottes en papier. C’est la banque qui les édite…