Fukushima et le nucléaire news du 11 au 13 juillet + les mauvaises décisions de TEPCO

Tout va de travers vous avez noté? et ce n’est pas près de cesser…Wait and see…

 

L’article de Dominique: Fukushima/2012: Contamination radioactive de la chaîne alimentaire planétaire est ici sur le blog.

– 13 juillet 2011: 52 547 becquerels de césium radioactif par kilo de sol à Kashiwa dans la région de Tokyo. Ce sont des analyses de laboratoires effectuées au Japon. 23 663 becquerels de césium 134 et 28 884 becquerels de césium 137.

Précisons maintenant (et une fois de plus) que le niveau admissible, selon les normes internationales de la mafia nucléocrate, est de 2000 becquerels par kilo de déchets radioactifs. Cet échantillon de sol de la région de Tokyo est donc 26 fois plus radioactif que les déchets nucléaires.

De plus, selon les experts nucléaires de l’Université de Berkeley en Californie, le taux de contamination des végétaux ou légumes verts croissant sur ces sols radioactifs est de l’ordre de 5/6 fois le niveau du sol. Ce qui indiquerait des niveaux de contamination de ces végétaux de l’ordre de 300 000 becquerels de césium radioactif par kilo.

– 13 juillet 2011: Pêches radioactives détectées dans la région de Los Angeles. C’est le début de la détection de la contamination radioactive de Fukushima, dans des fruits dits de saison, une contamination qui suit son chemin le long des corridors des organismes vivants.

– 12 juillet 2011: Toujours sur les bombes humanitaires à l’uranium appauvri en Libye. Voici une vidéo de Michel Collon en reportage humanitaire en Libye et qui s’adresse au Président Sarkozy: Sarkosy, combien d’enfants as-tu tués cette nuit? Attention, images déconseillées aux enfants.

– 12 juillet 2011: Sécheresse : alerte maximale pour les centrales nucléaires de France. Un communiqué sur le site de l’Observatoire du Nucléaire.

– Le débit de la Loire bat tous les records de faiblesse alors que l’été ne fait que commencer
– EDF gaspille les réserves des barrages pour tenter de sauver l’image du nucléaire
– EDF doit stopper immédiatement la centrale nucléaire de Saint-Laurent (Loir-et-Cher)
– EDF doit stopper au plus vite les centrales de Dampierre (Loiret) et Belleville (Cher)
– Les centrales de Golfech (Tarn-et-Garonne) et Civaux (Vienne) sous peu en difficulté
– L’ASN doit rejeter la demande de dérogation d’EDF pour la centrale de Cruas (Ardèche)

Il est vrai que si le débit de la Loire est tombé à 37 m3/s, la France est confrontée au problème diamétralement opposé à celui du Nebraska dont le niveau de lâcher d’eau du barrage de Gavin Point sur le Missouri, bien en amont d’ailleurs des centrales nucléaires inondées de Fort Calhoun et de Cooper, est de 4530 m3/s.

– 11 juillet 2011: Média et propagande: Révision orwellienne du concept de « théorie du complot ». Un très bon article, chez Mondialisation.ca, du très réputé Paul Craig Roberts, sur les complots, les théories du complot et de la conspiration…. Un article incontournable en cette période d’opacité grandissante médiatique, gouvernementale, internationale.

– 11 juillet 2011: Comment venir en aide aux réfugiés du Nucléaire. Une initiative sur le blog de Fukushima.

– 11 juillet 2011: Mystère au Tricastin. Un nouvel article d’Olivier Cabanel, chez Agora Vox, sur les mystères nucléaires du Tricastin. La centrale du Tricastin: un dragon nucléaire prêt à cracher ses flammes radioactives à tout moment? En tout cas, l’une des centrales nucléaires les plus pourries de France. Ne serait-il pas éducatif de lancer un concours dont la finalité serait de désigner la centrale nucléaire la plus sordide de France. Tricastin ou Fessenheim ou Paluel? Avec, dans le grand jury, la présence de l’Autorité Présidentielle Suprême, Nicolas Sarkozy, le président en titre d’AREVA, dont le capital est quasiment intégralement sous contrôle de l’Etat Français.

– 11 juillet 2011: Nouvelles des centrales nucléaires inondées dans le Nebraska. L’opérateur vient d’annoncer qu’ils vont tenter de remettre en place l’énorme boudin de 700 mètres de long et de trois mètres de hauteur à la centrale nucléaire de Fort Calhoun. Ils l’avaient déployé précédemment alors qu’ils n’en avaient pas besoin parce que l’inondation est programmée et bla bla bla. Et ensuite, ils l’ont percée par mégarde mais pas grave, pas de panique, ils n’en avaient pas besoin puisqu’il n’existe pas de risque de nature nucléaire dans cette centrale complètement inondée par les eaux du Missouri. Mais maintenant, les eaux continuent de monter et juste au cas où, ils vont tenter de remplir le boudin. Et les eaux continuent de monter aussi sur le site de la seconde centrale inondée du Nebraska, celle de Cooper. Et le danger y est grand car le US Army Corps of Engineers a informé les populations, hier, qu’un certain nombre de digues, jusqu’à 70 , pourraient lâcher dans la grande région.

En amont, les lâcher d’eau sur les barrages de Gavin Point et de Fort Randall sont au maximum de leur capacité: à savoir respectivement 4530 mètres cubes par seconde et 4400 mètres cubes par seconde. Et le US Army Corps of Engineers vient d’informer les populations locales que le bassin du Missouri allait recevoir encore ces jours 100 mm de pluie.

– 11 juillet 2011: Les bombes à l’uranium appauvri sur la Libye sont aussi estampillées « avec la bénédiction du Parti Socialiste ». TROUBLANT? Pas vraiment: un bon vieux ragoût globaliste mafieux à la sauce socialiste. Un article sur le sujet chez Agora Vox. Et surprise, surprise, un autre article chez Alterinfo, présentant l’opposition solide d’un socialiste, Emmanuelli, à toute guerre d’intervention et d’ingérence de l’OTAN. Bravo: existerait-il encore des reliquats d’humanisme authentique chez certains élus Socialistes?

A méditer et à poser comme bombe éthique à retardement chez les écologistes électoralistes, les alliés historiques de la gôche. Les bombes à l’uranium appauvri, consacrées à libérer le peuple Libyen, sont-elles également bénies par les écologistes électoralistes? Ceux qui prônent la sortie du nucléaire dans 30/40 années, prônent-ils aussi la sortie des bombes libératrices de l’OTAN, à l’uranium appauvri, dans 30/40 années?

D’ailleurs en parlant de bombes libératrices, voici un nouvel article de Thierry Meyssan qui ne fait pas dans la dentelle Otanienne, sur le site du réseau Voltaire: L’OTAN face à l’ingratitude des Libyens. Et comme diraient les néo-colonialistes: sur ce coup-là, les Africains ne pourront plus se plaindre: « les Français n’ont pas donné ». Ils donnent, les Français, et de bon coeur, des bombes à l’uranium acheminées par voie aérienne et des armements acheminés, par voie de mer, vers les « rebelles », les Talibans d’Afghanistan. Gentils les Français! Quant aux programmes alimentaires humanitaires sur lesquels la France s’engage à donner toujours plus d’argent au fil des années? C’est au budget, pas de soucis, pour l’an 2050.

source KOKOPELLI

TEPCO a raboté une falaise naturelle par soucis d’économie, la suite on la connait……..
Une falaise qui protégeait Fukushima contre les tsunamis rabotée lors de la construction de la centrale

La centrale de Fukushima dévastée, un mois après le tsunami du 11 mars 2011. NEWSCOM/SIPA

 

Un ancien salarié de Tepco dénonce une manoeuvre purement économique…

La nature est bien faite: à Fukushima, bien avant que cette région japonaise ne devienne tristement célèbre, une falaise haute de 35m formait un barrage naturel contre l’océan et les tsunamis relativement fréquents dans cette zone sismique. Mais les intérêts économiques vont parfois à l’encontre de la nature: un ancien employé de Tepco, Katsumi Naganuma, âgé de 70 ans, a déclaré mardi au Japan Times avoir assisté au rabotage de la falaise lors de la construction de la centrale, il y a quarante ans. Ce serait notamment pour réduire les coûts de transport de l’eau de mer servant au refroidissement de la centrale que Tepco a écrêté la falaise de 25m.

Les sismologues estimaient que les vagues ne dépasseraient pas 3m

Dans les années 1960, Katsumi Naganuma travaillait à la construction de la centrale de Fukushima. Aujourd’hui, il a été obligé d’évacuer la région: «Quand je vois la situation dans laquelle nous sommes, je me dis que nous n’aurions pas dû raboter autant la falaise», confie-t-il au Japan Times, qui s’est penché sur des documents datant de la construction de la centrale.

La décision d’abaisser la falaise a été prise par Tepco  avec l’autorisation des autorités de sûreté nucléaire japonaises et la bénédiction des sismologues qui pensaient alors que des séismes et des tsunamis majeurs ne frapperaient pas la centrale. «Durant les 700 dernières années, Fukushima n’a subi aucun dommage important à cause d’un séisme, excepté dans la zone de Aizu, peut-on lire dans un rapport de 1966 soumis au gouvernement japonais pour obtenir l’autorisation de construction de la centrale. En conséquence, le site peut être considéré comme une zone à faible sismicité.» Les sismologues avaient alors estimé que le plus fort tsunami qui toucherait Fukushima ne serait haut que de 3,1m. Les vagues qui se sont abattues sur la centrale le 11 mars dernier mesuraient 14m.

Une analyse coûts-bénéfices à l’origine de la décision

De son côté, l’ancien vice-président de Tepco, Masatoshi Toyota, soutient que la falaise a été rabotée pour construire la centrale directement sur la roche-mère afin de limiter les effets d’un séisme. Cela s’expliquerait également, selon lui, par les pompes à eau de mer, qui ne pouvaient pas passer au-dessus de la falaise, et par la livraison de très lourds équipements par bateau, notamment la cuve du réacteur qui pèse 500 tonnes.

Deux documents rédigés par des ingénieurs de Tepco dans les années 1960 laissent toutefois penser que la principale raison pour raboter la falaise a été une analyse coûts-bénéfices concernant les pompes à eau de mer: «Nous avons décidé de construire la centrale au niveau de la mer après avoir comparé les coûts de construction avec les coûts occasionnés par l’élévation des pompes», écrivait Hiroshi Kaburaki, responsable de la construction du réacteur numéro 1 de Fukushima, en janvier 1969.

Selon un bilan publié mardi par l’assureur allemand Munich Re, le séisme du 11 mars a coûté 210 milliards de dollars (150 milliards d’euros) au Japon. Tepco a subi un déficit net d’environ 11 milliards d’euros lors de l’exercice 2010-2011 et pourrait avoir à débourser plus de 8,5 milliards d’euros d’indemnités aux personnes évacuées.

Audrey Chauvet pour 20minutes

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