Le chef Raoni pleure…et on devrait pleurer avec lui!

Il a de quoi pleurer Chef Raoni, il se bat depuis les années 1980, quand la construction d’un méga-barrage a été décidée. Au nom du profit on hésite plus à sacrifier des peuples premiers qui vivent depuis des siècles en symbiose avec leur environnement, car eux n’ont pas eu besoin de comprendre, c’est ancré dans leurs gènes, ils ont le sage savoir de leurs ancêtres qu’ils ne demandent qu’à perpétuer pour continuer simplement à vivre. Mme Dilma Roussef vient de signer l’arrêt de mort du peuple Xingus et d’autres peuples indigènes de l’Amazonie

Le chef indien Raoni, de la tribu des Kayapos, pleure en apprenant que le Brésil vient d’autoriser mercredi la construction du barrage géant de Belo Monte, au cœur de l’Amazonie.

Depuis des mois, des écologistes et des indiens vivant dans cette zone protestent contre l’installation de ce barrage, qui sera le troisième plus grand du monde. Destruction de l’habitat de nombreuses espèces d’animaux (poissons, oiseaux, tortues, lézards), risques d’inondation et déplacement de personnes : le barrage de Belo Monte met en péril la biodiversité et les populations indigènes de la zone.

source rue89

Le chef indien Raoni pleure en apprenant la décision du gouvernement brésilien. Celui-ci vient, en effet, de donner le feu vert pour la construction du barrage de Belo Monte.
Les milliers de lettres ainsi que plus de 600 milles signatures ont tout simplement été ignorées.
Madame Dilma Roussef a signé l’arrêté de mort des peuples Xingus.
Le barrage de Belo Monte sera plus vaste que le canal du Panama et inondera au moins 400 000 hectares de forêt.
De ce fait 40 000 indigènes et autres populations locales seront délocalisées et l’habitat de nombreuses espèces animales et végétales sera détruit
Tout ceci pour faire de l’énergie ?
Au prix de l’humain et de la terre ?

(à partager d’urgence).

Barrage de Belo Monte
Une série de méga barrages est planifiée dans le cadre du Programme de croissance accélérée du Brésil, qui tend à stimuler la croissance économique du pays par la construction de gigantesques infrastructures telles que routes et barrages, principalement en Amazonie.

L’ampleur de ces projets menace de détruire d’immenses territoires dont de nombreux groupes indiens, y compris des Indiens isolés extrêmement vulnérables, dépendent pour leur survie.

Le barrage de Belo Monte que le gouvernement brésilien projette de construire sur le Xingu en est un exemple.

Ce barrage, s’il est construit, sera le troisième plus grand au monde, il inondera un immense territoire, assèchera certaines parties du Xingu, détruira la forêt et réduira le stock de poissons dont les Indiens, tels que les Kayapó, les Arara, les Juruna, les Araweté, les Xikrin, les Asurini et les Parakanã, dépendent pour leur survie.

© Terence Turner

Les moyens de subsistance de milliers d’Indiens qui dépendent étroitement de la forêt et de la rivière seront détruits.
L’afflux d’immigrants dans la région que suscitera la construction du barrage provoquera d’inévitables conflits et introduira des maladies mettant la vie des Indiens en danger.
La FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, a réuni les preuves de la présence d’Indiens isolés dans la région affectée par le barrage. Les Indiens isolés qui ont très peu d’immunité contre les maladies introduites par les étrangers sont ceux qui courent les plus grands risques.

Pippjt, Indiens arara, Brésil.
© John Miles/Survival

Les Kayapó et d’autres groupes indiens de cette région manifestent contre le barrage depuis que sa construction a été planifiée dans les années 1980.

Dans une lettre adressée au président Lula, les Kayapó ont déclaré : ‘Nous ne voulons pas que ce barrage détruise les écosystèmes et la biodiversité dont nous avons pris soin depuis des millénaires et que nous pouvons continuer à préserver’.

Les Indiens affirment qu’ils s’opposeront au barrage quel qu’en soit le coût et que si la construction a lieu, le Xingu deviendra une rivière de sang.

Le bureau du procureur de la République du Brésil ainsi que de nombreuses organisations locales et internationales appellent à l’annulation de la licence de construction du barrage, invoquant le fait que les études d’impacts environnementaux ont été menées de manière partielle et que les Indiens et les autres populations affectées n’ont pas été consultés de manière adéquate.

Le monde entier doit savoir ce qui se passe ici, il doit se rendre compte à quel point la destruction des forêts et des peuples indigènes signifie sa propre destruction.Leaders Kayapó

Si la construction du barrage a lieu, des milliers d’Indiens perdront leurs foyers, leurs moyens de subsistance et leur vie-même. Pour survivre, les peuples indigènes ont besoin de la terre où ils vivent depuis des siècles et avec laquelle ils enretiennent un lien profond et spirituel.

Aucune mesure compensatoire ne pourra remplacer leur terre ancestrale.

Sources :http://www.survivalfrance.org/

source: Militerre

Petition sur avaaz.org contre ce gigantesque barrage

Et comme si ça ne suffisait pas

Des forêts tropicales dépendent directement 2/3 de la biodiversité terrestre et 1 milliard de personnes pour leur survie. Premier grand bassin forestier tropical, l’Amazonie (7 millions de kilomètres carré) est aujourd’hui très fortement menacée. Le Brésil, qui possède 63% de l’ensemble de la forêt amazonienne, est en train de tailler à la hache dans son code forestier. L’association Institut pour la Justice Environnementale (Instituto Justiça Ambiental) mène un combat sans relâche pour que les acquis écologiques en matière de préservation des forêts ne soient pas rayés du code forestier, sous la pression des lobbies agricoles implantés au Brésil.Menaces sur la forêt amazonienne

L’Amazonie remplit des fonctions environnementales capitales pour l’équilibre de la planète, qu’il s’agisse de l’approvisionnement en eau douce (12% des réserves d’eau douce mondiales) de la biodiversité qu’elle abrite (plus de 40 000 espèces végétales, 2,5 millions d’espèces d’insectes et 427 espèces de mammifères) ou des fonctions de régulation du climat.

Au Brésil depuis de nombreuses années, les forêts subissent d’importantes pressions dues à l’exportation de bois coupé illégalement (50% des coupes seraient illégales[1]) et à la recherche de terres pour les exploitations agricoles industrielles de bovins et de soja. Si bien que la forêt amazonienne du Brésil a perdu 17% de sa surface originelle.

Disparition des lois de préservation de l’Amazonie brésilienne

Pour préserver cette précieuse ressource, le gouvernement brésilien a mis en place, en 1995, un code forestier qui permettait de se prémunir de la déforestation en limitant par exemple les coupes rases (préservation d’une surface de 20 à 80% de la surface forestière initiale suivant l’importance écologique de la forêt rasée) et en exigeant un reboisement des surfaces déboisées au bout de quelques années.

De même, une forêt établie sur une pente allant de 20 à 40 degrés devait être automatiquement placée en forêt de protection (=zone de préservation permanente).  » Bien que ces pratiques n’aient pas été souvent respectées, elles étaient tout du moins condamnables aux yeux de la loi et le code forestier constitue une force pour nos actions de terrains « , explique Cristiano Pacheco, directeur exécutif d’IJA.Le vote des députés remet complètement en cause le fondement du code brésilien en permettant aux exploitants agricoles de ne pas se soucier ni du reboisement ni de la préservation d’une partie de la forêt.  » Avec cette modification du code forestier, les grands exploitants agricoles, qui n’ont pas respecté les exigences du code forestier de 1995, ne seront pas tenus de réparer les dommages causés à l’environnement « , poursuit Cristiano Pacheco.

Cristiano Pacheco explique qu’IJA ne cessera pas de diffuser les alertes nécessaires sur les risques irréversibles sur l’environnement que comporte l’allègement des mesures de préservation de l’écosystème amazonien.

IJA a d’ailleurs organisé plusieurs conférences afin de pointer du doigt les implications environnementales de la modification vers le bas du code forestier. Une première série de débats a vu le jour le 14 avril à Porto Alegre (code forestier : rétrocession et responsabilité environnementale), avec les procureurs des états de Rio Grande du Sud et des experts de l’écologie forestière.

Un deuxième atelier a eu lieu les 26 et 27 mai à l’Université de Sao Paolo, avec les médias nationaux, les scientifiques, les environnementalistes, et les professeurs de droit.

Un des résultats importants de ce dernier événement est la rédaction d’une note conceptuelle proposant une régulation internationale pour la protection des forêts afin de faire face aux enjeux climatiques mondiaux.

IJA continuera de mobiliser la société civile jusqu’à ce que la présidente du Brésil Dilma Roussef déclare que la modification du code forestier n’aura pas lieu.

Responsabilités partagées

La mobilisation citoyenne pour la préservation de la forêt amazonienne ne fait que croître depuis ces dernières semaines.

Pour France Nature Environnement, les alertes de la société civile doivent être entendues par le Brésil, qui a signé avec la France un Protocole de coopération pour le développement durable du biome amazonien côté français et brésilien en 2008, ainsi qu’un accord avec la Norvège pour la lutte contre la déforestation dans le pays.

Les produits de l’exploitation agricole du Brésil se retrouvent souvent sur le marché européen et français. Nous avons donc une part de responsabilité dans la déforestation de l’Amazonie.

L’association Instituto Justiça Ambiental (Institut pour la Justice Environnementale) et France Nature Environnement appellent à la limitation drastique de la consommation des produits agricoles (viande, soja majoritairement) venant du Brésil.

Pour plus d’informations : www.ija.org.br

source fne.asso.fr partagé avec terresacree.org

A PROPOS DU CHEF RAONI? IL NE PLEURE PAS……..
Bien que l’image qui illustre le sujet nous montre le Chef Raoni en train de pleurer, il s’avère qu’il ne pleure que la perte de son ami et mentor le grand indigéniste Olrando Villas-Bôas. Cette mise au point est faite par le site
. Ceci pour montrer que le Chef Raoni n’est pas découragé, ni abattu par la nouvelle, et qu’au contraire il va continuer le combat.

Lire l’article de Gert-Peter BRUCH 

En attendant, afin que l’élan qui s’est levé ces derniers jours ne deviennent pas feu de paille, nous vous invitons à continuer à propager la pétition de Raoni à travers vos comptes Facebook et Twitter et ceux de vos amis, ou à l’intégrer dans vos blogs ou sites, par le biais des icônes que nous avons créé à cette attention : http://raoni.fr/signature-petition-1.php (voir colonne de gauche).

RAONI ET SON PEUPLE COMPTENT SUR VOUS.

17 commentaires

  • sylval

    il y a aussi les zo’é un peuple extraordinaire qui va disparaitre et qui aurai pu nous donner des leçons de vie. la vie, la vraie … leur société est basée sur le respect de l’autre et de leur environnement. ils n’ont ni dieux, ni chef et la notion de partage est tellement « naturelle » que le mot « merci » n’existe pas dans leur langue.
    nous sommes des barbares qui courons a notre perte… j’ai honte et je suis indignée…

  • jerome

    Vivement qu’il n’y aie plus assez de ressources sur cette planète pour nourrir la cupidité du milliard d’humains les plus riche et qu’enfin cesse (par manque de main d’oeuvre) cette folie autodestructrice

  • Je reconnais je l’ai mit dans ma dernière RIP mais n’en ai pas fait un sujet…

  • Il y a tellement de causes à défendre, si personne ne prend conscience de ce désastre qui s’annonce, bientôt la politique n’aura plus lieu d’être, c’est la disparition de l’humanité qui se prépare avec ces projets pharaoniques, et si on regarde du côté de la Chine……ce n’est pas mieux.
    L’Amazonie poumon de la planète! c’est en train d’être oublié pour favoriser l’économie, une économie qui, ne pourra pas durer, les arbres poussent plus lentement que la cupidité; et on sait comment pratiquent les multinationales quand ils ont dévasté un endroit, ils l’abandonnent à son sort.

  • RevolterLe

    Une HONTE voila tout…
    je suis plus q’indigné j’ai envie de me révolté.

  • carine

    depuis des années les indiens nous indiquent, les vrai valeurs……..ils sont en harmonies avec la nature, et on un respect de la vie, qui nous apportent tant de valeur perdu, nous les visages pales que nous sommes en devenons transparents, je pris pour qu’un jour la pachamama se reveille, et montre au pouvoir, que si on ne respect pas se joyau, elle remettra les choses en places……..ici , on nous interdit de vivre comme les indiens…….

    • Comment nous pousser vers la dépendance pour mieux nous vendre ce que nous percevons comme des besoins alors qu’il ne s’agit que d’accessoires. Pourquoi réclamer le dernier portable à la mode ou la dernière tablette sortie? Pour se sentir « intégré » à une société mercantile, mais ce ne sont pas les vraies valeurs qui nous ont été enseignées, ce sont des valeurs juste destinées à en enrichir plus d’un. Si encore elles étaient censées nous faciliter la vie, mais même pas!

  • Pic et Puce

    On aura enfin compris que les dirigeants de ce méga pays sont avant tout des hommes et des femmes de paille au service d’intérêts privés. Le Brésil, c’est 1% de la population du pays qui possède la moitié des richesses.

  • Dominique

    NON RAONI NE PLEURE PAS !!!
    La photo date de 2002.
    Il serait bon de vérifier… ne serait-ce qu’en allant sur le site de RAONI France.
    Il était dans son village à l’annonce de la construction des barrages.
    Pour de VRAIES INFORMATIONS le concernant voir : http://www.raoni.fr/actualites-75.php
    RUE 89 raconte parfois de grosses bêtises et c’est bien dommage.
    Pour les reste il est vrai que la décision est catastrophique.
    Mais Raoni continue de se battre.

  • Même si le courageux Chef Raoni ne pleure pas, cette photo est là pour sensibiliser une opinion frileuse quand au combat de ces peuples, et elle a dû être reprise partout dans ce sens! Il devrait y avoir des millions de signatures…….combien il y en à ?? quelques milliers tout au plus.
    Quand le trois quart des gens réagissent aux images choc, on leur montre des images choc, c’est une manière comme une autre de mettre l’accent.
    Il y a de quoi pleurer devant la destruction de sa maison!! et si on fait la liste ça atteint les sommets!!
    C’est triste cette propension à couper les cheveux en quatre………..avant de voir le fond du problème, on regarde la forme!

  • Dominique

    Les pleurnicheries, les états d’âmes ne servent à rien et surtout n’ont jamais fait avancer les choses.
    Un être debout et actif fait beaucoup plus bouger les choses qu’une personne qu’on montre abattue ou terrassée.
    SURTOUT QUAND C’EST FAUX !!!

    Les images choc doivent être positives.
    Sinon on continue de véhiculer encore et toujours le même pathos antique, autant faire la distribution de chaînes et de boulets et mettre à disposition des véhicules pour acheminer toutes les victimes de la société vers les fleuves, les falaises et autres lieux pour qu’ils en finissent au plus vite.

    Nous sommes à un changement drastique de société et de civilisation ce n’est pas avec des jérémiades et des personnes amoindries que ça va se faire, mais avec des humains debout.

  • Dominique

    Et pleurer devant la destruction de ta maison ne la remonte pas par magie.
    Il faut se retrousser les manches et avancer.
    regarde ce que font les japonais.
    Ils n’ont pas vraiment le temps de pleurer.

    Je ne coupe pas les cheveux en quatre.
    Je ne supporte plus le mensonge qui est le sida de notre société.

    Il y a tellement de chocs à répétition qu’il est justement temps de changer de langage. Celui-là est éculé et ne sert strictement plus à rien.

    Ce type de discours est totalement dépassé et inutile.

    • Si tu as regardé, j’ai mis un correctif à la fin de l’article, j’ai contrôlé sur plusieurs sites dont des sites étrangers, et ils ont tous repris cette images, je la croyais donc réelle, mais je sais aussi quand c’est de la désinformation, je rétabli autant que possible la réalité, ce que j’ai fais grâce à toi merci ;)
      C’est d’ailleurs motivant de voir que les lecteurs se sentent concernés et font aussi des recherches de leurs côtés, ça nous aide beaucoup.
      Pour en revenir à pleurer sur sa maison, c’est le côté humain qui s’exprime, pas la faiblesse. On peut se sentir encore plus motivé par un douloureux échec, et ne pas s’apitoyer sur son sort…..:) je pourrais en parler en connaissance de cause.. comme beaucoup!
      Je ne parle pas des pleurnicheurs qui mettent toujours la faute sur les autres, ceux là ne m’intéresse pas.

  • carine

    plus on sera a signez la petition, plus on pourra aider le chef raoni……les mots servent a communiquer, « les moutons enragés » permet de s’informer autrement qu’avec ce que l’on veut bien nous dire……l’image de ce chef, les informations sur le japon et autres …nous donnne la possibilité de ne pas etre un mouton, alors on peut pleurer ou s’indignez, chacun selon sa personne reagira differement , c’est ce qui fait la grandeur du monde.citation: » Que ceux qui ont faim aient du pain! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d’amour » l’abbé pierre.