Gaz de schiste: la France livrée en pâture aux industriels

Ils ont voté non! Non au gaz de schiste en France, interdit sur notre sol, mais l’expérimentation sera autorisée, au même titre que l’expérimentation sur les baleine au Japon autorisant ainsi les nippons à procéder à un véritable massacre légal? C’est ce qu’on pourrait penser en lisant le résultat, la loi est une manipulation totale du système, une arnaque qui n’empêchera rien, la France subira les forages d’une manière ou d’une autre, les industriels du pétrole ont gagné!

Le texte interdisant la fracturation hydraulique a été adopté hier.  Des expérimentations seront possibles. Reprise des débats au Sénat le 1 er juin.

Les gaz de schiste n’ont pas fini d’animer les débats parlementaires. Le projet de loi visant à interdire l’utilisation par les industriels des techniques de fracturation hydraulique a été adopté par 287 voix contre 186 voix. L’UMP et le Nouveau Centre ont voté pour. Le PS et les Verts s’y sont opposés. Le compromis élaboré sous l’égide des UMP Christian Jacob et Serge Grouard vise à contraindre les industriels à déclarer, dans un délai de deux mois, quelle technique ils souhaitent utiliser avec abrogation à la clef s’ils choisissent la fracturation hydraulique. La liste des permis abrogés sera rendue publique. Une peine d’un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende a également été prévue si les industriels procèdent à un forage de cette manière sans l’avoir déclaré.

Texte de compromis

Tard dans la nuit, un article supplémentaire a été ajouté permettant de réaliser des expérimentations « à seules fins de recherches scientifiques sous contrôle public ». Une décision saluée par l’Union française des industries pétrolières, qui souhaite de cette manière « mettre en évidence les progrès accomplis ».

L’opposition reste persuadée qu’il aurait été préférable de choisir une abrogation immédiate des permis accordés aux industriels et d’empêcher cette technique même dans le cadre de la recherche. « Je regrette un texte de compromis qui s’arrête au seuil de l’UMP », a ironisé le député socialiste de l’Ardèche, Pascal Terrasse, ajoutant : « Nous vous donnons rendez-vous dans quelques mois pour voir les derricks réalisés. »

Les débats reprendront au Sénat le 1 er juin. Sur le terrain, les avocats fourbissent leurs armes. Lundi, le tribunal administratif de Melun doit se prononcer sur l’arrêté pris par les collectivités locales, contre le permis accordé au groupe Toreador. Aujourd’hui, la ministre de l’Ecologie défendra le projet de loi lors d’un déplacement en Lozère, un département où les industriels ont déposé un permis de recherche.

JULIE CHAUVEAU, Les Echos

Source: lesechos.fr

  • Un scandale, monstrueux il va falloir sortir de son placard la VEUVE NOIRE, étant électronique croyez moi ça ira plus vite, aux ames citoyens

  • Agora

    Amplifions et radicalisons la lutte sur le terrain contre ce funeste gaz de schiste.

    Gaz de schiste : No Pasaran !

    Résistance

  • Dr.um

    Oui plus de pitié si vous êtes au courant d’un truc qui s’installe vers chez vous aller tout casser, bloquez leurs l’accès, mais évitez si possible de blesser les employés ou alors prévenez les à l’avance de ne pas collaboré à ce massacre.

  • Quand dans un pays «  »démocrate » » comme la France, le peuple est réduit au silence, ou n’est pas écouté…..A C T I O N !!!

  • Un pré rapport véritable plaidoyer pou l’exploitation des GdS ,une loi bidon véritable déni de démocratie toute chaude votée ,une démocratie de pacotille ,un gouvernement de merde dirigé par unb partie de la même matière , des soi disant représentanst du peuple qui sont seulement à la botte des lobbies et notamment des groupes financiers ,pétroliers… Et bien messieurs les saccageurs de nature ,empoisonneurs d’eau ,de sols , et de santé ,venez faire vos trous chez nous , vous ne passerez pas .
    No Pasaran! No gazaran!
    « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.”

    Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 (art. 35)