Les énergies renouvelables produisent beaucoup plus d'énergie que le nucléaire

Le nucléaire n’est ni une énergie d’avenir, ni une énergie propre, ce n’est pas nouveau, même si certains lobbys et politiciens cupides affirment le contraire, il suffit de le constater par soi-même, voilà une des raisons qui m’a pousser à vous mettre cet article ici directement issu de l’observatoire du nucléaire.

http://nucleaire-nonmerci.net/images/nucleaire-tue-avenir.gif

Avant tout, il convient de préciser que les données utilisées dans le présent document ne sont pas des « inventions d’écologistes incompétents » mais les chiffres les plus officiels, provenant de l’Agence internationale de l’énergie. Ils sont consultables dans le document annuel Key World Energy Statistics, en ligne ici : http://www.iea.org/textbase/nppdf/free/2010/key_stats_2010.pdf

En page 6 de Key World Energy Statistics 2010 (qui donne les chiffres de 2008), on constate que la part du nucléaire est de 5,8% de l’énergie primaire mondiale. Et les énergies renouvelables sont à 2,2% + 10% + 0,7% = 13%, soit plus du double.

Mais ce n’est pas tout : ces chiffres sont trompeurs en faveur du nucléaire. En effet, lorsque l’on compte l’énergie dite « primaire », cela consiste concrètement à prendre en compte toute l’énergie sortant d’une installation.

Or, si l’on regarde une centrale nucléaire, l’électricité n’est en fait qu’une petite part de l’énergie produite : la majeure partie est de la chaleur, rejetée dans la nature sous forme de vapeur d’eau (que l’on voit s’échapper des tours de refroidissement) et, surtout, sous la forme de milliards de litres d’eau chaudes rejetés dans les rivières ou la mer.

Au total, ce sont les deux tiers de l’énergie primaire d’une centrale nucléaire qui sont perdus dans l’environnement. Donc, lorsque le nucléaire est annoncé à 5,8% de l’énergie mondiale, c’est une forme de tromperie : sur ces 5,8%, près de 4% sont perdus et donc inutiles, mais ils sont quand même comptés dans la part du nucléaire !

Certes, d’autres énergies sont concernées par ce phénomène, mais le nucléaire est l’énergie qui a, de loin, le plus de déperdition. De plus, certaines énergies n’ont quasiment aucune perte. C’est par exemple le cas de l’hydroélectricité.

L’hydroélectricité à elle seule produit plus d’électricité que le nucléaire :

En page 6 de Key World Energy Statistics, on constate que le nucléaire est annoncé à 5,8% de l’énergie mondiale, et l’hydroélectricité seulement à 2,2%. Or, en pages 16 et 18, on constate que le nucléaire a produit en un an 2700 Twh d’électricité, alors que l’hydroélectricité a généré… 3300 Twh. C’est à dire bien plus !

Vous ne rêvez pas : 3300 Twh correspondent à 2,2% de l’énergie primaire mondiale, quand 2700 Twh correspondent à 5,8% ! C’est bien la démonstration que la calcul en « énergie primaire » est une forme de tromperie qui permet de gonfler artificiellement la part du nucléaire.

Mais même en comptant en « énergie primaire », les énergies renouvelables produisent bien plus que le nucléaire. CQFD. Il n’y a qu’en France, après 40 ans de désinformation pronucléaire, que l’on croit que les renouvelables sont négligeables par rapport au nucléaire..

Source: observ.nucleaire.free.fr

  • fée follet

    Référendum auprès des citoyens, et si les gouvernements ne veulent pas, qu’on leur offre un billet d’avion afin qu’ils partent donner un coup de main au Japon.

  • Pierre

    Oui certes, de beaux chiffres.

    Tout d’abord concernant l’hydroélectricité, il faut bien voir que cette source d’énergie est peu/pas extensible : il sera difficile de trouver de plus en plus de sites de construction de barrages…
    Et oui, l’hydroélectricité est une énergie renouvelable, mais elle est très très loin d’être écologique : tout d’abord bien sûr parce que la construction de barrages a un coût énergétique assez désastreux : comment transporte t’on le béton, les structures du barrage, etc… et bien entendu la production du ciment est très très poluante (gaz à effet de serre notamment) car également consommatrice d’énergie.
    Et que dire de l’impact sur les écosystèmes d’un barrage ? Il faut bien voire que c’est un écosystème entier qui est bouleversé, fragmenté,… tout cela n’a rien de très naturel non plus.

    Les autres « énergies renouvelables » ont un peu moins d’impact sur les écosystèmes, mais nécessitent tout de même également de l’énergie pour être fabriquées/transportées/instalées…

    Donc au final, rien n’est si simple. Je pense pour ma part (au contraire) qu’avec l’arrivée progressive des pays émergeants à un niveau de consommation +/- comparable au notre demandera encore plus d’energie, et se passer du nucléaire (lorsqu’il est utilisé dans de bonne conditions de sécurité, contrôlé,…) serait assez suicidaire, suicidaire dans le sens où seul les énergies fossiles comme le charbon pourront le remplacer à court/moyen terme.

    Et si l’on veut éviter le « désastre » social que constituera l’inaccecibilité des énergies (comment dire à un pays en voie de développement : « n’utilisez pas de charbon, c’est trop polluant… » le condamnant ainsi à ne pas fournir d’électricité bon marché/accesible à ses habitants), le nucléaire (fission) reste une solution de choix en attendant l’arrivée (il faut l’espérer) de la fusion nucléaire, seule réelle « alternative » aux énergies fossiles et à la fission nucléaire.

    Cette image bien que son origine est discutable pose assez bien le problème : http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L600xH382/EDF_global_peak_energy-70726.jpg

    Bref, la seule et réelle alternative à très court terme est de cesser immédiattement notre mode de vie actuel où nous faisons beaucoup trop de gaspillages : réduisons notre demande en énergie, l’offre n’en sera que modifiée : moins d’énergie consommée = moins de polution ; et c’est solution applicable dès maintenant !

  • Pierre

    « alors que l’hydroélectricité a généré… 3300 Twh. C’est à dire bien plus ! »

    Euh… comment dire ?

    Je pense que c’est bien la moindre des choses, quand on voit la modifications des écosystèmes suite à la construction de certains barrages (ex : celui des 3 gorges, qui par ailleurs va plutôt mal à cause des sédiments qui s’y déposent… ou encore celui d’Itaipu…) qui ont bouleversé des environnements entiers et changé fragmenté ces fleuves (tragique pour les animaux y vivant), mais également tragique pour les 1,4 millions de personnes déplacées (à prendre bien évidement en compte dans l’impact écologique)…

    Donc rien n’est si simple, ce n’est pas un combat « mal » (nucléaire) contre « bien » (hydroélectrique), mais très clairement « mal » contre « mal », nos consommations excessives d’énergie entraînant quelque soit l’origine de la production, des conséquences écologiques dans tous les cas de figure !