Bientôt des forages offshore au large des côtes provençales ?

Ah non! pas assez d’avoir saccager le Golfe du Mexique, les voilà qui lorgnent du côté de la Méditerranée, qui est une mer fermée, très fragilisée par le tourisme de masse et la pollution. Les gaz de schistes dans les terres, le pétrole et le gaz en mer!! Que va devenir notre belle Provence et bien sur on en parle pas trop fort!! Je viens de lire cet article de novembre 2010 de Guillaume Duhamel ,il s’en passe des choses depuis la fin 2010

Bientôt des forages offshore au large des côtes provençales ?
Autorisé par les pouvoirs publics français à rechercher du gaz et du pétrole dans les eaux méditerranéennes, le groupe britannique Melrose Resources débute cette semaine les travaux d’évaluation de la sismicité de la zone de douze mille cinq cents kilomètres carrés qu’elle s’est vu octroyer. Ceux-ci dureront deux mois et, en cas de résultats satisfaisants, pourraient au bout du compte déboucher sur une exploitation d’hydrocarbures qui inquiète particulièrement les associations de défense de l’environnement

Passée relativement inaperçue, cette décision pourrait pourtant avoir de lourdes conséquences environnementales. Le traumatisme de la marée noire dans le golfe du Mexique est passé par là. Depuis, l’opinion publique a très peur, même si les autorités et les groupes pétroliers s’emploient de concert à la rassurer, lui certifiant que toutes les conditions de sécurité seront respectées.

Quelques semaines avant de rendre son tablier, Jean-Louis Borloo a donné son aval aux velléités de la société britannique Melrose Resources, laquelle a de facto les mains libres pour rechercher du gaz et du pétrole à proximité du sanctuaire Pelagos dans une zone de douze mille cinq cents kilomètres carrés (NDLR : avec par endroits des fonds marins pouvant aller jusqu’à deux mille six cents mètres). Situé non loin des côtes varoises, celui-ci s’étend sur quatre-vingt sept mille cinq cents kilomètres carrés et abrite une biodiversité aquatique particulièrement riche, avec notamment quatre espèces de tortues marines, des baleines, des dauphins et des orques.

Cette approbation étatique à la prospection d’hydrocarbures fait bien entendu bondir les associations de protection de l’environnement, qui n’ont toutefois pas les moyens de perturber le processus. Un processus long qui débute cette semaine avec les premiers tests destinés à évaluer la sismicité de la zone.

« Samedi dernier, le navire Bergen Surveyor s’amarrait dans le port de Marseille (Bouches-du-Rhône). Pendant soixante jours, ce bateau va envoyer toutes les dix à quinze secondes des ondes acoustiques de deux cent cinquante décibels sur des dizaines de kilomètres afin de sonder le sous-sol de la concession », relate Greenpeace sur son site Internet. Si ces deux mois de travaux donnent des résultats probants, Melrose ressources procédera ensuite à des tests de forage qui « indiqueraient s’il s’agit de gaz ou de pétrole et leur quantité. Cela pourrait, au final, déboucher sur une campagne d’exploitation qui ferait l’objet d’une nouvelle demande de permis », précise l’ONG, qui dit enfin ne pas comprendre cette décision étant donné le caractère épuisable des ressources pétrolières et le cataclysme écologique provoqué par l’explosion de Deepwater Horizon, onde de choc qui aurait dû selon elle signifier l’abandon de ce genre de pratiques.

Alors que du côté africain BP devrait commencer à forer au large de la Libye d’ici la fin de l’année force est d’admettre que les choses se compliquent singulièrement pour les espèces méditerranéennes, prises en tenaille entre deux projets pétroliers qui par définition augmentent les risques écologiques. Le vin devrait bientôt être tiré. Aux autorités et aux deux multinationales britanniques de faire en sorte qu’elles ne soient pas obligées de le boire.

Crédit photo : Flickr – Swinsto

Source zegreenweb découvert grâce à Sott.net