Les russes veulent "intercepter" les nuages qui viennent du Japon

Haaaa j’aurais tout entendu, même le plus comique! Mais finalement, je ne crois pas que cela soit de l’humour venant d’eux, ils veulent tout simplement prendre des avions et intercepter les nuages pour les transformer en pluie au dessus de l’océan. En attendant, je vais aller me chercher un seau de vapeur moi…

MOSCOU – Des experts écologistes russes ont estimé vendredi qu’il fallait utiliser l’expérience acquise lors de la catastrophe de Tchernobyl pour minimiser les conséquences de l’accident en cours au Japon, notamment en interceptant comme en 1986 d’éventuels nuages radioactifs.

« Il faut aujourd’hui être prêts à utiliser cette expérience (…) pour intercepter les nuages en provoquant la pluie. Des avions doivent être prêts à décoller, avec des réserves de réactifs pour provoquer les précipitations en mer », a déclaré Alexeï Iablokov, un biologiste et ancien conseiller pour l’écologie du président Boris Eltsine.

En 1986 « les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves pour Moscou et la Russie centrale si on n’avait pas provoqué de précipitations » en diffusant par avion dans les nuages radioactifs des réactifs chimiques, a-t-il ajouté.

« C’était un plan secret, et critiquable du point de vue de l’éthique: Moscou a été sauvée, et ce sont Toula, Riazan, Kalouga (villes et régions situées entre la capitale russe et la centrale accidentée, ndlr) qui ont souffert », a ajouté M. Iablokov, qui était membre du Conseil de sécurité russe au début des années 1990.

Selon lui, si la combustion du graphite présent dans la centrale de Tchernobyl avait propulsé les particules radioactives à très grande altitude, d’autres facteurs comme la présence de combustible MOX qui contient du plutonium rendent l’accident de Fukushima non moins préoccupant.

« A Tchernobyl, c’est en tout 1,5% du combustible présent dans la centrale qui a été dispersé. Cela a suffi pour polluer toute l’hémisphère Nord. Le total du combustible dans les réacteurs de Fukushima est supérieur », a souligné M. Iablokov.

« L’expérience de Tchernobyl sera importante pour la réhabilitation des terres contaminées », a pour sa part estimé Vladimir Tchouprov, expert de Greenpeace Russie.

« Enormément de terres agricoles ont été retirées de l’exploitation en Ukraine, au Bélarus, en Russie. Les mesures de protection qui y ont été utilisées sont rodées », a-t-il ajouté.

Le réacteur numéro 4 de la centrale soviétique de Tchernobyl avait explosé le 26 avril 1986, contaminant une bonne partie de l’Europe.

(©AFP / 18 mars 2011 14h44)

Via romandie.com

  • C’est déjà ce qu’ils font quand ils ensemencent les nuages avec du iodure d’argent pour faire pleuvoir:D

  • myvong

    Alllllleeeeeeeeeezzzzzzzzz réactifs dans le ciel, dissolvant dans l’eau et quoi encore ?? continuons, il n’y en a pas assez, encore une couche !!

  • Les 6 réacteurs JAPONAIS contiennent du PLUTONIUM.
    18 Mars 2011 – Fox News – (BLOG Isabelle : Conscience du Peuple / Canada).

    Les barres de combustible des 6 réacteurs de FUKUSHIMA contiennent du PLUTONIUM, mieux connu comme combustible pour les armes Nucléaires.
    Bien que le PLUTONIUM est plus toxique que l’uranium, d’autres éléments radioactifs sont susceptibles d’être un plus grand Danger pour la population.
    Le PLUTONIUM est très dommageable pour les POUMONS et les REINS. Il est moins stable que l’uranium et peut facilement déclencher une grave réaction en chaîne Nucléaire. Le PLUTONIUM, comme l’uranium, est un élément lourd qui n’est pas facilement dispersé dans l’air [vraiment ?].
    Même si les 6 réacteurs contiennent du PLUTONIUM, résultant du processus de fission, le carburant contenu dans le réacteur n. 3 est de 5 à 10 % plus dangereux que le combustible dans les autres réacteurs, estime un groupe de physiciens.
    Cependant, il serait improbable que l’on puisse atteindre une masse critique de PLUTONIUM pouvant causer une réaction en chaîne.
    Pour lire la fin de l’article :

    http://www.foxnews.com/world/2011/03/18/plutonium-troubled-reactors-spent-fuel-pools/

  • Interview lepoint.fr / Mars 2011 Des particules radioactives pourraient atteindre l’EUROPE.
    Cyril Honoré, Directeur-Adjoint de la prévision à Météo-France, répond aux Questions du Point.fr.
    **Si des particules radioactives sont rejetées dans l’air au JAPON, les vents peuvent-ils les porter jusqu’en EUROPE ?
    Cyril Honoré : Bien-sûr. De façon générale, les vents dans l’hémisphère Nord circulent d’ouest en est. Donc, les particules seront d’abord entraînées vers le Pacifique. Mais les vents ne s’arrêtent jamais ; leur vocation est de faire un trajet circulaire et continu autour du globe.
    En avril 1986, lors de l’accident Nucléaire de Tchernobyl, les particules radioactives ont librement circulé avec les vents.
    Il ne faut pas penser qu’on peut stopper ou contrôler la circulation des vents.
    **Donc, les particules radioactives pourraient faire le tour de la Terre ?
    Oui. Généralement, on dit que les vents circulant à haute altitude font le tour de la Terre en DIX JOURS.
    Mais cela dépend du positionnement du vent, son altitude, sa vitesse, et du poids des particules qu’il transporte. Les vents sont soumis à des mouvements extrêmement compliqués, difficiles à calculer.
    Des courants à haute altitude peuvent rester des mois dans l’atmosphère avant de redescendre !
    Il y a des effets de dilution et de dispersion, mais les particules ne disparaissent pas.
    L’exemple le plus marquant est celui de l’éruption du Pinatubo en 1991.
    Le volcan, situé aux PHILIPPINES, a rejeté des cendres et des particules qui ont circulé dans l’atmosphère pendant DEUX ANS.
    Mais les éruptions volcaniques sont assez spécifiques ; aujourd’hui, on n’a aucune idée des particules que pourraient rejeter les CENTRALES NUCLEAIRES Japonaises.
    **Une surveillance spécifique a-t-elle été mise en place en FRANCE ?
    Notre rôle, dans pareille situation, est d’informer le Gouvernement sur les facteurs Météorologiques. C’est une Procédure organisée. Nos moyens sont mis à disposition des Autorités afin de les aider à prendre des Décisions.
    **Les particules radioactives peuvent contaminer des éléments présents dans l’air comme la vapeur d’eau.
    Les particules retombent avec les précipitations et les différents vents. Et, ensuite, on peut les retrouver dans les sols ou l’eau.
    L’I.R.S.N., Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, surveille les taux présents dans notre Environnement.

  • Simulation : la course du nuage radioactif au large du JAPON
    (du MOX : uranium – « plutonium » dans les SIX Centrales Nucléaires japonaises).
    vena, 18 Mars 2011 – Laura Thouny – Nouvel Obs.
    L’IRSN a modélisé la progression du panache qui s’échappe de la Centrale de Fukushima.

    L’IRSN « n’a pas d’information directe composition et l’ampleur » du panache radioactif émis depuis le 12 mars par la centrale de Fukushima. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire est toutefois en mesure de réaliser une simulation de la dispersion de ces rejets, publiée jeudi 17 mars sur son site.
    Pour réaliser cette vidéo, l’IRSN s’est basé sur les mesures de débit des rejets radioactifs sur le site de Fukushima, les scénarios probables de dégradation des trois réacteurs, et les prévisions de Météo France.
    Un modèle mathématique a été appliqué au césium 137, qui sert de « traceur » du panache radioactif. On peut ainsi se rendre compte de la progression du nuage du samedi 12 mars au jeudi 20 (en supposant que les rejets vont se poursuivre).
    Les concentrations de césium 137 estimées par l’IRSN ne dépassent pas les 1’000 Becquerels/m3 dans cette simulation.
    « A titre de comparaison, les valeurs mesurées à proximité de la centrale de Tchernobyl, peu après l’accident du 26 avril 1986, dépassaient 100’000 Bq/m3, elles étaient de l’ordre de 100 à 1’000 Bq/m3 dans les pays les plus touchés par le panache radioactif (Ukraine, Biélorussie), en France, les valeurs mesurées dans l’Est étaient de l’ordre de 1 à 10 Bq/m3 (le 1er mai 1986) », écrit l’IRSN.
    Les rejets radioactifs contiennent :
    « des gaz rares (éléments radioactifs chimiquement peu réactifs, restant dans l’atmosphère sans se déposer au sol)
    et des éléments volatiles, principalement de l’iode radioactif, dont l’iode 131 qui a une
    période radioactive de 8 jours, et du césium radioactif, dont le césium 137 », précise l’Agence.