Big brother: le scanner d'ADN portatif fait son apparition

C’est bien de pire en pire, cela dépasse même l’entendement!!!

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Le nouveau gadget du ministère de la Sécurité intérieure des États-Unis est-il une avancée technologique ou une menace pour les citoyens? Grâce au scanneur d’ADN, les autorités pourront confirmer l’identité d’un individu beaucoup plus rapidement qu’en laboratoire et à une fraction de son prix.

Les autorités pensent avoir trouvé la solution miracle permettant de vérifier le degré d’affiliation de réfugiés avec leur parenté ou de retrouver un enfant mis en adoption, par exemple.

En effet, le scanneur ne prend qu’une heure pour réaliser ses analyses, qui coûtent chacune 100$, et fournirait des résultats d’analyses génétiques fiables à 99,99% d’après NextGov. Des analyses génétiques similaires, effectuées en laboratoire, prennent généralement quelques jours et coûtent plus de 500$US.

Utilisé à ces fins, le scanneur ne soulève évidemment pas de préoccupations d’ordre éthique, mais d’autres types d’applications pourraient soulever un vent de mécontentement se rapportant à l’invasion de la vie privée.

Par exemple, les États-Unis envisagent «éventuellement» d’utiliser le scanneur RDA pour identifier plus rapidement des criminels en cavale, des immigrants illégaux, des cadavres non identifiés ou pour pousser l’analyse d’indices retrouvés sur des scènes de crime.

Ceci signifie que les autorités pourraient se faire accorder le droit d’accomplir des analyses génétiques d’individus qu’ils jugent suspects. La rapidité des tests, leur prix et la portabilité du dispositif favoriseront sans doute la multiplication de ce type d’analyse.

Même si un protocole d’utilisation de ce scanneur est mis de l’avant, plusieurs dérapages sont déjà facilement imaginables. Par exemple, un policier devrait-il révéler à un homme qu’il n’est pas le père biologique de son enfant?

Christopher Miles, responsable du programme biométrique au bureau des sciences et technologies du ministère de la Sécurité intérieure des États-Unis, se veut rassurant. Dans un document PDF, il indique que les analyses génétiques respecteront la liberté et la vie privée des citoyens: «les tests ne détermineront pas si un individu est porteur d’une maladie génétique».

Le ministère de la Sécurité intérieure américaine semble toutefois mal parti pour assurer le respect de la vie privée des citoyens. Même son comité, censé réfléchir à de telles problématiques, n’était pas au courant de l’existence du projet qui est pourtant subventionné par ce ministère depuis 2009…

Les initiateurs du projet de balayer d’ADN prévoient le tester dans un camp de réfugiés à l’international au cours de l’été 2011, afin de confirmer la parenté entre des individus.

par Aude Boivin Filion

Source: branchez-vous.com