L’autre affaire Quick…

Est que nous sommes une fois de plus laissés dans l’ignorance?? je crois que oui, un jeune garçon est décédé après un repas chez Quick! mais savez vous qui est propriétaire de QUICK, qui a opté pour le , tout hallal en priorité (info 08/2010), ça à fait scandale en son temps et depuis ……….
C’est un message reçu qui m’a interpellée, message dont la teneur,è n’en permet pas la diffusion. Après recherche, ça mérite un article, pour ne pas mourir idiots!
On voit encore, que les proches de N.Sarkosy, sont toujours aux premières loges!
Le népotisme du « Roi » envers ses favoris!

© Public Sénat

Quick est au cœur d’un « imbroglio ». Certains dénoncent l’achat de la chaîne en 2006 surévalué, au profit d’un proche de Sarkozy… 

« Quick, nous c’est le goût », dit le slogan de la chaîne de fast food. Un goût qui pourrait rester amer. Si la vente de hamburgers halal a occupé les gazettes ces derniers temps, Quick est au centre d’une autre affaire plus gênante. Gênante aussi pour la Caisse des dépôts et consignation. En 2006, via sa filiale d’investissement appelée CDC capital investissement, rebaptisée depuis Qualium Investissement, elle achète l’entreprise au milliardaire belge Albert Frère. Cet homme d’affaire, proche de Nicolas Sarkozy, faisait partie des convives du fameux diner du Fouquet’s, le soir de l’élection du Président. Et a reçu la légion d’honneur des mains du chef de l’État.


En 2006, la filiale d’investissement de l’institution financière publique a acquis, via les fonds qu’elle gère, la société Quick pour la somme de 800 millions d’euros. Au même moment, Albert Frère s’apprêtait à investir dans la fusion entre EDF et Suez. Or le prix de vente pourrait avoir été surévalué.
Une affaire classée sans suite en France

Un homme en particulier porte de forts soupçons sur les conditions de vente. C’est le français Jean-Marie Kuhn. Après avoir été actionnaire de sociétés d’Albert Frère, cet homme d’affaire lorrain s’est brouillé avec le milliardaire. Il décide de s’intéresser aux conditions d’acquisition de la chaîne de restauration rapide. Puis de porter plainte en France. Classée rapidement sans suite, il porte l’affaire devant les tribunaux belges l’été dernier. En décembre, le procureur du roi de Charleroi se joint à la plainte. « Kuhn s’est fait avoir par Frère. Depuis il lui cherche des poux dans la tête », décrypte un connaisseur du dossier.

Jean-Marie Kuhn n’a pas attendu que le tribunal se prononce pour porter ses accusations. Elles sont lourdes. Dans un entretien accordé au quotidien suisse Le Courrier, il parle de « scandale d’Etat » : « L’enjeu est donc d’importance puisqu’il touche non seulement au groupe Albert Frère, mais aussi au pouvoir politique et peut-être à un financement occulte de la campagne présidentielle qui a porté Nicolas Sarkozy à l’Elysée ».
« Un dossier très sensible »

La semaine dernière, un sénateur socialiste, Martial Bourquin, s’empare à son tour de l’affaire et pose une question écrite à la ministre de l’Economie Christine Lagarde. « La CDCCI (filiale d’investissement de la caisse des dépôts, ndlr) fait actuellement l’objet d’une action judiciaire menée en Belgique concernant l’achat de la société Quick en 2006 », écrit-il. Reprenant les chefs d’inculpation de la justice belge, il ajoute que « des soupçons de faux et usage de faux, faux bilans et infractions au code des sociétés, pèseraient lourdement sur cette transaction ». Le sénateur fait référence à « des documents officiels datant de 2004 (qui) sembleraient établir que l’entreprise aurait pu être surévaluée de 150 millions d’euros par rapport à sa valeur d’achat par la CDCCI », devenue depuis Qualium.

« C’est un dossier très sensible », explique à Public Sénat Martial Bourquin, qui veut « que cet imbroglio soit démêlé ». Le sénateur s’étonne fortement du choix de la filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). « Aux états généraux de la restauration, je me suis penché sur Quick car ils ne sont pas exemplaires dans la répercussion de la baisse de la TVA. Là, quand j’ai appris que la CDCCI avait investi dans Quick, j’étais sidéré. C’est un gros employeur et il devrait y avoir des répercussions de la baisse de la TVA. A fortiori quand la CDC, bras armé de l’État, a la majorité du capital…» Pour le socialiste, la CDC devrait avant tout se concentrer « sur ses missions historiques : les grands chantiers de l’État et aujourd’hui l’aide au PME, qui souffrent cruellement d’accès au crédit ».
« Il ne peut pas y avoir de soupçons de surévaluation au profit d’Albert Frère »

Interrogé par Public Sénat, le Président de Qualium Jean Eichenlaub, récuse les accusations et tient à apporter des précisions : « Ni la CDC, ni Qualium n’ont jamais acheté ni détenu une seule action de Quick. Ce sont les fonds qui sont gérés pour compte de tiers, qui ont acheté ces actions Quick. Qualium est une filiale contrôlée capitalistiquement par la caisse des dépôts et consignations, mais autonome au niveau de sa gestion. Je suis responsable des fonds que gère Qualium et de sa politique d’investissement, indépendamment de la CDC », précise-t-il.

Pour Jean Eichenlaub, Qualium reste dans sa mission en investissant dans Quick : « Nous somme autonomes dans nos choix et on s’inscrit comme un investisseur de long terme, socialement responsable et économiquement rentable. Si je trouve un projet qui englobe ces trois valeurs, j’y vais. Ces valeurs s’inscrivent dans celles de la caisse ».

Quant au prix d’achat de Quick en 2006, 800 millions d’euros, il n’est pas surévalué selon lui, si l’on considère la revente de l’immobilier : « Nous avons vendu l’immobiliser quelques mois après entre 200 et 250 millions d’euros. Le prix est donc plutôt 550 millions d’euros ». Il ajoute qu’« il ne peut pas y avoir de soupçons de surévaluation de la valeur d’acquisition au profit d’Albert Frère. Nous avons tout vérifié, l’opération s’est faite de façon complètement transparente. » Jean Eichenlaub a pris la tête de Qualium en octobre 2009, succédant à René Maury. C’est lui qui dirigeait la CDCCI lors de l’opération.

La Caisse des dépôts et consignations entend aujourd’hui revendre Quick. Combien ? Là aussi Martial Bourquin attend des réponses : « Je veux savoir combien la filiale d’investissement a acheté Quick et combien elle va le revendre ». A écouter Jean Eichenlaub, Qualium espère réussir son coup : «Quick est une belle affaire, éventuellement magnifique le jour où on l’aura bien vendu. » La somme de 900 millions d’euros pourrait être envisageable.

Le sénateur attend d’autres réponses de Bercy. Notamment « si une enquête (a été) diligentée par les services » du ministère de l’Economie et des Finances. Si celle de la justice française a été classée sans suite avec une vitesse pour le moins rare, le sénateur, comme Jean-François Kuhn, attendent les conclusions de la justice belge.

Source publicsenat.fr

Le commentaire d’un restaurateur, Xavier Denamur sur rue89 le 31 août 2010

Le halal se développe chez Quick, pas les salaires. Si cette polémique n’a que peu d’incidence sur la vie des citoyens, il me semble opportun de saisir cette fenêtre pour signaler que la véritable affaire Quick touche les domaines de la politique, du social, de l’économie et du fiscal.
Parallèlement au lancement de nouveaux restaurants halal, hier devant le siège du groupe, une manifestation était organisée par FO. Selon ce syndicat, les employés de Quick comme le reste des 130000 salariés de la restauration rapide n’auraient pas été augmentés depuis 2008. Chose étrange puisque suite à la baisse de la TVA, on pouvait lire dans une dépêche l’AFP du premier juillet 2009: « Quick annonce aussi avoir mis en place mardi un accord d’intéressement avec le personnel. Cet accord « n’aurait pas pu être envisagé sans la baisse de la TVA », a assuré Jean-Paul Brayer, PDG du groupe Quick. » Novelli nous aurait-il encore menti lorsqu’il vante la redistribution d’un milliard de TVA pour les salariés de la restauration?
Pour ceux qui préfèrent que l’Etat investisse ailleurs que dans de la bouffe qui limite l’espérance de vie (Quick est une filiale de la CDC qui gère entre autre 52 caisses de retraites et le petit pécule que les français placent sur le livret A pour leurs vieux jours), je les invite le 7 septembre à la manifestation contre la réforme des retraites. Etrangement, elle démarre place de « la République de la mal bouffe » ( Pub: c’est le titre du film que je viens de produire, sortie en salle début 2011, renseignements sur www.vegr.fr) où l’enseigne Quick côtoie celle de KFC, Mac Do, Buffafo Grill et Bistrot Romain filiale de Flo propriété de l’ami de N.Sarkozy monsieur Albert Frère, celui qui a vendu 854 millions d’euros Quick à la CDC en 2006 et qui est président du conseil de surveillance de M6 la chaîne qui a interdit un documentaire sur la mal bouffe dans Zone Interdite en octobre 2009.
Retraités, salariés, vous êtes priés de vous « serrer la ceinture et de la boucler » conclurait ce cher Jacques Higelin.
Liens pour vérifier mes affirmations
Manifestation devant le siège de Quick le 30.08.10:
http://194.250.155.80/journal/salon-concours-syndicat-association/2010-0…
Dépêche AFP du 01.07.09 où Brayer s’exprime: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h6Wes8HKZ7TQ-9g0OmcGo…
CDC, Quick et Albert Frère:
http://eco.rue89.com/2010/01/28/la-caisse-des-depots-cherche-a-oublier-l…
Interdiction documentaire mal bouffe sur M6:
http://www.ecrans.fr/Info-Liberation-M6-censure-une,8402.html