Affrontements lors des manifestations contre la politique d’austérité en Grèce

Austérité, chômage, taxes, augmentations, des cocktails bien explosifs! et chez nous c’est idem, mêmes problèmes!

Altercation entre la police grecque et des manifestants lors de la journée de grève générale, le 23 février 2011. REUTERS/Grigoris Siamidis

Des affrontements ont lieu en marge des manifestations contre la politique d’austérité, mercredi 23 février 2011, à Athènes, en Grèce. Les échauffourées entre des jeunes et les forces de l’ordre ont commencé dans l’après-midi lors de l’arrivée du cortège principal devant le Parlement. Plus de 60 000 personnes ont défilés à Athènes et des rassemblements similaires ont eu lieu dans tous le pays pour la première journée d’action de l’année en Grèce.


Autour de l’Ecole polytechnique et du quartier d’Exarhia, les incidents habituels entre groupes de jeunes et forces de l’ordre se sont poursuivis jusque tard dans la nuit après l’importante mobilisation dans toutes les villes du pays contre la politique d’austérité et la manifestation de dizaine de milliers de personnes dans le centre d’Athènes.

 

A la tombée de la nuit devant le Parlement, une centaine de blogueurs auto-intitulés « citoyens du 23 février » ont brûlé de façon symbolique un cercueil noir.

Les deux gros syndicats de la fonction publique et du secteur privé appelaient à manifester contre la suppression des droits acquis dans les services de santé et les retraites mais aussi contre la nouvelle grille des salaires et les augmentations des prix des produits de première nécessité, des transports en commun et des péages d’autoroute.

Cette première grève de 24 heures de l’année a été également suivie par des représentants de professions auparavant considérées comme privilégiées dont des avocats et des pharmaciens. Ils protestaient contre la récente ouverture à la concurrence pour relancer l’économie nationale de ces métiers auparavant fermés.

Source Correspondante à Athènes Corine Vallois pour RFI

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