Alan Greenspan plaide pour un retour à l'étalon-or

Ce nom ne vous dit rien, pourtant il est très important, cet homme ce n’est pas n’importe qui, il est considéré comme étant un des plus grands économistes sur la planète, vous pouvez d’ailleurs lire sur sa page wikipedia:

Spécialiste de la politique monétaire intérieure des États-Unis, sa gestion du krach d’octobre 1987 et de l’inflation pendant son mandat est reconnue. Louant sa grande expérience, les médias l’ont appelé « l’économiste des économistes », ou le « Maestro »[1]. Il a cependant été mis en cause pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire par une politique de taux d’intérêts très bas suivi d’un redressement conséquent des taux directeurs, ce qui est un des facteurs de l’émergence de la crise des subprimes.

Alan Greensdpan préconise donc un retour au standard-or (aussi connu sous le nom de bancor) suivant le site zerohedge, cela confirme donc toutes les prévisions et alertes lancées depuis des mois ici et ailleurs. D’ailleurs, il n’est pas le premier! On va quand même faire un petit rappel pour ceux qui ne saisissent pas l’importance de l’information avec un article du forum datant du 26 mars 2010:

Christine Lagarde veut un retour au bancor, l’article est en anglais mais nous informe de quelque chose de terrible, Christine Lagarde veut pousser le G20 à reconsidérer le bancor comme unique alternative. Ce qui est d’autant plus grave puisque le gouvernement continue de son côté à nous chanter que ça va bien, tout va bien, il y a même une reprise et la crise était bien là mais il y a deux ans, mais plus maintenant!!! Donc, un retour au bancor a été demandé!

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Cette information est passée totalement inaperçue pour plusieurs raisons:

  • Nous sommes de toute manière très mal informés
  • Les propos n’ont pas été tenus en France
  • Nous n’allons pas chercher systématiquement les compléments d’infos
  • Cette notion de bancor est totalement obscure pour nous car peu connue par les simples citoyens que nous sommes
  • Nous n’en avions pas parlé sur le forum

Mais nous allons nous rattraper puisque cette information est considérée comme étant très importante voire capitale par nombre d’économistes dont Ambrose Evans Pritchard (article en anglais, AEP est considéré comme le meilleur analyste financier au monde par certains) et de ce fait Pierre Jovanovic qui devient alors un rapporteur de l’information, merci à lui.

Déjà, qu’est ce que le bancor? Wikipedia en français nous donne une courte description de celui-ci:

Le bancor est une proposition d’étalon monétaire international.
À l’occasion du sommet de Bretton Woods en 1944, deux plans de création de système monétaire international s’affrontent. Il s’agit, d’une part, du plan de Harry Dexter White qui rétablit le Gold Exchange Standard et, d’autre part, du plan de John Maynard Keynes. Ce dernier propose la création d’une Union internationale de compensation et d’une monnaie supranationale, le bancor, à laquelle les monnaies auraient été rattachées.
Le bancor perdit face à la puissance américaine d’après guerre.

C’est un peu court, voyons donc du côté de wikipedia en anglais:

Texte traduit avec (google translate)
Bancor est le nom de la monnaie supranationale qui Maynard Keynes John a été la conceptualisation dans les années 1940-42 et que le Royaume-Uni a proposé d’introduire après la Seconde Guerre mondiale. Cette monnaie nouvellement créée supranationales devraient ensuite être utilisées dans le commerce international comme une unité de compte au sein d’un système de compensation troc multilatéral – l’ Union internationale de compensation -, Qui doivent également être retrouvée. Le Bancor devait être soutenu par le troc et sa valeur exprimée en poids d’or. Toutefois, cette proposition britannique d’introduire une monnaie supranationale pourrait ne prévaudront pas contre les intérêts des États-Unis, qui a alors à la Conférence de Bretton Woods a créé le dollar américain comme monnaie mondiale clé.

Encore obscur? Bon, disons que le dollar actuellement est LA valeur de référence monétaire à travers la planète mais il dépend des USA. Quand un marché est conclu entre deux nations, on parle du marché en milliards d’euros ou en milliards de dollars, pas en yen, en zloty ou en sucres (monnaie de l’Équateur), les chiffres sont donnés dans les devises les plus courantes et les plus puissantes.

Maintenant, le bancor signifie qu’une valeur supra-nationale doit être mise en place, au dessus de toutes les autres, au dessus de la monnaie de toutes les nations quelles qu’elles soient, chaque monnaie se réfèrera ainsi au bancor et non plus au dollar. En l’occurrence, cela sera principalement l’or et l’argent métal (et non l’argent monnaie). Les États-Unis sont au bord du gouffre financier, le dollar chute l’euro lui met une claque chaque jour qui passe, Mme Lagarde parle donc aux autres pays de laisser tomber le dollar qui dépend des USA, de Wall street et accessoirement du FMI (qui est rappelons-le un système américain), bilan: la chute complète et totale du dollars et donc des Etats-Unis. Une apocalypse financière complète et totale, et le bancor qui permettrait peut-être de survivre à l’effondrement d’une telle nation…

Cela implique autre chose, cela implique une banque fédérale, une banque unique qui gèrerait les valeurs du bancor et non un groupe de banques mondiales qui font ce qu’elles veulent.

Voilà donc à quel bouleversement nous risquons d’être confrontés d’ici quelques mois, mais de toute manière, bancor ou non, les États-Unis sont au bout du chemin, ils ne se relèveront pas et la crise ne fait que s’aggraver, la planche à billet tourne en boucle, tout est acheté avec des valeurs qui ne sont plus à Fort Knox ou en insuffisante quantité.

Le prix de l’or explose, ayant même prit 50 points en une semaine (50$ le montant à 1370$ l’once), depuis plusieurs mois déjà le conseil reste le même: achetez de l’or!!! Votre argent ne va bientôt plus rien valoir si l’économie reste axée sur le dollar, l’implosion d’un système économique des USA est très proche, soyez prévenus!!!

Christine Lagarde a donc demandé un retour au Bancor au G20, pourquoi nous n’en avons pas entendu parler? Si un tel choix a été fait, c’est que la situation est dangereuse, mais elle n’est pas la seule à réclamer un tel retour, le directeur de la banque mondiale lui-même et ayant fait une déclaration dans ce sens toujours au G20:

Le 8 novembre dernier, Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale a lancé une bombe en déclarant que le G20 devrait envisager d’employer l’or comme point de référence international des anticipations de marché pour l’inflation, la déflation et la future valeur des devises. Traduction : il faut revenir à l’étalon-or. Ce qui concrètement veut dire que pour émettre plus de monnaie, il faut stocker l’équivalent en or. Idée géniale ou stupide?

C’est vrai qu’en arrimant les monnaies fiduciaires à l’or, on les stabilise. On met fin alors à la guerre des changes qui a redoublé d’intensité ces deniers mois, à la création monétaire tout azimut par la Fed et aux tourmentes inflationnistes. Car la valeur du métal jaune est stable.

« On estime que la quantité d’or extraite depuis la préhistoire est de 145 000 tonnes. Il en reste 120 000 tonnes sous toutes ses formes », explique Cécile Chevré, spécialiste des matières premières chez MoneyWeek.

Un scénario catastrophiqueMais exprimé en dollars ou en d’autres devises, le métal jaune est particulièrement instable puisqu’en dollars, il a bondi de 185 % en l’espace de cinq ans. Et puis il faudrait établir une parité. Dans le système de Bretton Woods, l’once de métal jaune valait 35 dollars. Mais avec une once qui flirte aujourd’hui avec les 1 400 dollars, l’arrimage semble un véritable casse-tête.

Et si l’on tient compte des 600 milliards de dollars injectés par la Fed dans le cadre du quantitative easing 2 et du volume des échanges mondiaux, alors le grand retour de l’étalon-or semble carrément impossible. A moins d’opérer à des dévaluations pharaoniques.

Poussons encore plus loin le raisonnement: si la Fed décide coûte que coûte de lier le dollar au prix de l’or, la ruée sur le métal jaune est inévitable. La réserve fédérale serait alors obligée de remontée ses taux d’intérêt pour rendre le billet vert plus attractif. On anticipe déjà les conséquences : baisse des exportations, resserrement du crédit, enclenchement de la spirale déflationniste et in fine ralentissement de l’activité. Une catastrophe en quelque sorte.

Voilà un moment que je suit les conseils de Pierre Jovanovic, ne surtout pas vendre l’or et en stocker le plus possible, mais vu mes moyens, je ne vend rien et prie pour m’en sortir au mieux le jour où ça pète!