Réflexions sur la construction médiatique de l'islamophobie

Où comment pour un sondage, les médias vous dictent les réponses, sans que vous en ayez conscience! Quand on vous parle de manipulation et des techniques employées, les preuves sont sous vos yeux!
Voilà un bon sujet de réflexion,


Messages subliminaux véhiculés contre les Musulmans,

pointés comme les boucs-émissaires

d’une société en pleine décomposition (eva)

Pour 42% des Français, la « présence musulmane » est « plutôt une menace » : c’est ce que vient de nous apprendre un sondage réalisé par l’IFOP pour le journal Le Monde. On a raison de s’en alarmer, mais pas d’être étonné-e : l’islamophobie progresse, ou plus précisément elle s’épanouit, se lâche, s’exprime en toute bonne conscience. Par voix de sondage pour les 340 personnes (42% des 809 sondés) qui ont accepté de répondre aux questions bêtes et méchantes de l’IFOP et de choisir la plus violente des réponses proposées, mais aussi de mille autres manières, au quotidien : regards hostiles, propos injurieux, discriminations… Sans parler des formes les plus haut-de-gamme, celles qui précèdent, préparent et légitiment toutes les autres : la stigmatisation politique, éditocratique, journalistique… et sondagière.

Il est bon de le rappeler : les sondages sont rarement neutres. Tous les scientifiques le savent : un instrument d’observation peut avoir un impact sur la réalité qu’il est censé enregistrer de manière objective, et même produire cette réalité – et c’est par excellence le cas des sondages d’opinion [1].
C’est le cas, tout particulièrement, du sondage de l’IFOP, pour la simple raison, d’abord, que ce sondage est performatif : le simple fait de poser la question d’une éventuelle « menace islamique » contribue à semer le doute, inquiéter, et donc donner consistance à ladite menace. Chacun-e a déjà pu l’expérimenter : le meilleur moyen de susciter la peur dans une situation anodine, par exemple à la tombée du jour ou en cas de coupure de courant, est de poser la question de la peur. Que l’on demande « Tu as peur ? » ou qu’on affirme « Moi je n’ai pas peur », ou même qu’on déclare qu’« Il n’y a aucune raison d’avoir peur », le message implicite est le même : « Tu pourrais avoir peur », et il y a donc bien, en réalité, des raisons d’avoir peur.

* Texte

Le sondage de l’IFOP est d’autant plus anxiogène qu’il ne dit pas, loin s’en faut, qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur. Par les mots qu’il utilise, il construit au contraire, de manière discrète mais d’autant plus pernicieuse, une scène belliqueuse sur laquelle s’opposent d’un côté « la France », « notre pays », et de l’autre la spectrale « présence » d’une étrange « communauté musulmane » :
« Diriez-vous que la présence d’une communauté musulmane en France est :
– plutôt une menace pour l’identité de notre pays ;
– plutôt un facteur d’enrichissement culturel pour notre pays ;
– ni l’un ni l’autre. »

Aucun de ces mots n’est neutre. Parler d’une « communauté musulmane », tout d’abord, c’est immanquablement suggérer que les musulmans n’appartiennent pas à la communauté nationale, ou pas vraiment, ou pas loyalement : ce qui est faux et tendancieux – la plupart des musulmans vivant en France étant français, et rien (sinon le racisme) ne permettant de préjuger de leur manière d’être français.
Quant au mot « présence », il réactive, sous une forme à peine euphémisée, le sinistre « occupation » de Marine Le Pen qui a fait la une ces dernières semaines, en suggérant que ladite communauté musulmane forme un corps étranger, n’entretenant pas ou peu de relations avec le reste du pays. Ce qui, là encore, est tout simplement faux : les musulmans sont parfaitement intégrés dans la société française, fût-ce à des places subalternes dans la division du travail, et à la place du mort – je veux dire du bouc émissaire – dans le jeu politique et l’espace médiatique.
Cette inquiétante étrangeté de « la communauté musulmane » est ensuite opposée à « l’identité » du pays, ce qui achève de dicter « la bonne réponse » – en tout cas pour toute personne qui, dans la temporalité TGV des questions-réponses de l’IFOP, reste dans le vague et dans l’abstrait : à l’évidence, l’Autre s’oppose à l’Identique, donc oui, l’Autre musulman ne peut que menacer l’Identité française….[…]

http://sos-crise.over-blog.com/article-reflexions-sur-la-construction-mediatique-de-l-islamophobie-64731011.html

  • Hasard des choses, je préparai une réflexion sur l’Islam car je me suis posé une question toute bête, l’Islam a-t-il freiné la science arabe? Si nous regardons bien, les arabes nous ont apporté énormément au niveau de la science, de l’astrologie, des mathématiques ainsi que de la médecine. Si ma culture générale n’est pas trop mauvaise dans le domaine, cela s’est vraiment arrêté à partir du moment ou la bibliothèque d’Alexandrie à été incendiée, au nom de l’Islam suivant certaines théories, mais corrigez-moi si je me trompe. Pourquoi le progrès scientifique n’a pas continué, eux qui savaient tant de choses? Mais je compte bien en faire un sujet complet sur le forum.

    Pour en revenir à ton sujet fort intéressant, y-a-il réellement besoin d’une grande propagande ou de manipulation dans le domaine alors que les faits et chiffres peuvent aussi parler d’eux-même sans pour autant qu’il y ait de sondages? Je parle entre autres de ce sujet: http://maintendue.fr/viewtopic.php?f=35&t=1615
    Dans celui-ci nous pouvons voir qu’en France en 2009 il y a eu 216 profanations anti-chrétiennes contre seulement 06 anti-musulmanes, et si nous regardons la tolérance chrétiens-musulmans en France et dans certains pays du Maghreb, nous pouvons avoir quelques surprises et les musulmans n’ont pas trop à se plaindre, ils sont quand même plutôt bien acceptés dans le pays. C’est tout un débat plutôt délicat qui plus est puisqu’ils sont très « chatouilleux » dès qu’on touche à leur religion, mais il est intéressant de l’aborder, si cela peut faire avancer les choses…

  • piggy

    va falloir revoir l’histoire de l’humanité. les arabes nous ont apporté quoi? les sciences, les math j’en passe et des meilleurs.revenons de 0 à 700 : les arabes ne sont que des tribus bedouines qui n’ont meme pas une langue commune. alors a ce moment qui a des connaissances en sciences???? ce n’est qu’apres l’islamisation qu’ils se sont appropriés la paternité de celles ci. quand a la poésie, va lire leurs grand poétes ça va pas loin