2011, l'année ou le capitalisme est mouru?

L’euro est-il mouru? Foutu? Fichu? Perdu? Turlututu chapeau pointu! Même si la situation est gravissime, et le mot est bien en deça de la réalité, mieux vaut en rire qu’en pleurer car de toute manière nous n’avons pas le choix! La crise n’est pas encore arrivée à son paroxysme, elle débute juste, et ce qui doit advenir n’est pas joyeux…
Cela fait déjà longtemps que le sujet est débattu sur le forum et présenté ici sur le blog, il n’est pas nouveau, et chaque parole tend à se confirmer, malheureusement, nous allons vivre une année économiquement mémorable que nous ne risquons pas d’oublier, nous allons assister au pire, la chute complète des pays et de leur économie, la France y compris. Saluez bien votre banquier pour moi, il va bientôt se retrouver au chômage après vous avoir piqué tous vos sous!

Une analyse de Justin Knight, spécialiste des obligations européennes à l’Union Bank of Switzerland (UBS), publiée dans le quotidien Le Temps (1), confirme nos vues les plus pessimistes sur la poursuite de la crise des États européens.

Et c’est peu dire que Justin Knight n’y va pas par quatre chemins : « La crise sur le marché des dettes d’État va continuer à empirer et atteindre des niveaux encore jamais vus. Jusqu’à un point de rupture mettant en danger la survie même de la monnaie unique », écrit-il. À ce moment-là, « les dirigeants européens prendront les décisions qui s’imposent, c’est-à-dire abroger l’article 125 du Traité de Lisbonne interdisant le sauvetage financier d’un pays membre », indique encore le spécialiste de l’UBS.

Mais ça ne sera que la première des mesures à prendre. Il faudra ensuite « persuader deux groupes d’Européens. Les Nordiques (Allemagne, Pays-Bas, Autriche) devront accepter de signer des chèques pour les pays moins vertueux. Les pays de l’ouest du continent (Espagne, Portugal, France, Italie…) devront se résoudre à perdre leur souveraineté en capitulant leur liberté budgétaire. Seule la gravité de la crise pourra convaincre ces pays de prendre ce chemin », conclut-il.

1 000 milliards d’euros à trouver…

Il manque encore quelques chiffres – et c’est peu dire – à ce scénario déjà pessimiste, pour ne pas dire catastrophiste. Dans son dernier rapport semestriel, le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE),Vitor Constancio, a pointé la vulnérabilité des établissements bancaires européens, lesquels devront trouver au cours de l’année prochaine plus de 1000 milliards d’euros pour se refinancer (2). Et comme l’on peut douter que les banques européennes soient encore suffisamment crédibles pour emprunter sur les marchés, dès la première rumeur de faillite ce seront les États qui seront appelés à la rescousse afin de les refinancer. Ça tombe bien puisque ces mêmes États viennent d’infliger à leurs populations des mesures d’austérité drastiques pour conserver une note honorable auprès des agences de notation, de manière à pouvoir continuer d’emprunter.

La Suisse, elle, s’attend à une chute dramatique de l’euro. Dans un moment d’intimité avec le Conseil fédéral [gouvernement helvète, NDLR], Philipp Hildebrand, le président de la direction générale de la Banque nationale suisse (BNS), aurait évoqué le risque d’un euro à 50 centimes suisses [il est aujourd’hui à 1,25 franc suisse, NDLR], selon les hebdomadaires suisses alémaniques Weltwoche et SonntagsZeitung (3). Ces propos ne sont confirmés par personne, mais ils ne sont pas démentis non plus. Ni par la BNS, ni par le gouvernement.

Difficile de se souhaiter une bonne année quand celle qui s’achève promet que la suivante ne pourra être que plus catastrophique encore.

Cependant notre rôle reste, dans un présent écrasé par la probabilité du pire, d’étudier les diverses possibilités qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Environ 500 ans avant notre ère, dans le premier traité de stratégie connu au monde, Sun Tzu écrivait : « Si vous êtes dans un lieu de mort, cherchez l’occasion de combattre. J’appelle lieu de mort ces sortes d’endroits où l’on n’a aucune ressource, où l’on dépérit insensiblement par l’intempérie de l’air, où les provisions se consument peu à peu sans espérance d’en pouvoir faire de nouvelles, où les maladies semblent devoir bientôt y faire de grands ravages. Si vous vous trouvez dans de telles circonstances, hâtez-vous de livrer le combat ! » (4)

Source: mecanopolis.org

N’allez pas croire que seule l’Europe est concernée, quoiqu’en disent les médias qui ne sont pas très loquaces sur le sujet, les USA, grands responsables de la situation, sont eux également en fin de course. Wall Street doit tomber, l’échéance se rapproche. J’en ai encore parlé dernièrement, pour les USA, c’est fini, une centaine de villes devraient faire officiellement faillite cette année, etc…La joie quoi! On peut donc en remettre une couche avec les Etats-Unis!

Un conseiller de Barack Obama a averti dimanche que ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis serait une "folie" aux conséquences "catastrophiques", telles que le défaut de paiement des obligations américaines, une première dans l'histoire de ce pays. 

Un conseiller de Barack Obama a averti dimanche que ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis serait une « folie » aux conséquences « catastrophiques », telles que le défaut de paiement des obligations américaines, une première dans l’histoire de ce pays.

AFP – Un conseiller de Barack Obama a averti dimanche que ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis serait une « folie » aux conséquences « catastrophiques », telles que le défaut de paiement des obligations américaines, une première dans l’histoire de ce pays.

« Ce n’est pas un jeu. Il ne faut pas s’amuser avec le plafond de la dette », a dit sur la chaîne ABC Austan Goolsbee, qui dirige la commission des conseillers économiques de la Maison Blanche.

Il ne reste plus que 400 milliards de dollars aux Etats-Unis avant d’atteindre le plafond actuellement fixé à 14.300 milliards de dollars. Mais l’opposition républicaine au Congrès s’oppose à augmenter cette limite, la jugeant déjà suffisamment élevée.

Pour M. Goolsbee, refuser d’augmenter le plafond résulterait « essentiellement à être en défaut de paiement de nos obligations, ce qui est totalement sans précédent dans l’histoire américaine ».

« L’impact sur l’économie serait catastrophique. Ce serait une crise économique et financière bien pire que tout ce nous avons vu en 2008 », a-t-il ajouté.

Les républicains, désormais majoritaires à la Chambre des Représentants, ont fait voeux de freiner les dépenses fédérales, certains élus menaçant même de s’attaquer à la question du plafond de la dette.

« Relever le plafond de la dette est à mon avis totalement irresponsable. Nous dépensons l’argent que nous n’avons pas depuis si longtemps et nous continuons pourtant à dire +pas de problème, nous allons augmenter les taxes+ », a notamment déclaré sur CBS le républicain Mike Kelly.

Ce à quoi a répondu le conseiller présidentiel: « ce serait le premier défaut (de paiement) de l’histoire uniquement causé par la folie ».

Article publié sur france24.com