Ernst & Young poursuivi pour falsification de bilan

Voilà une petite information relativement explosive et à ne surtout pas prendre à la légère! Les villes et les états américains se retournent contre les banques, cela n’est pas reconnu officiellement dans les médias c’est pourtant ce qu’on peut comprendre en voyant des actualités comme celle-ci. Les prévisions ne sont pas joyeuses, une centaine de ville devraient faire faillite aux USA en 2011, et nous ne parlons pas ici de la bourgade de 500 habitants, nous parlons de villes comme Detroit qui se trouve actuellement dans une situation plus que catastrophique, le dernier recours pour certaines pour s’en sortir, prendre l’argent là ou il se trouve, et cela serait ici le cabinet Ernst & Young si on regarde bien. Un procès aussi médiatique pourrait amener le cabinet à verser des indemnités sans précédents à la ville de New York, ce qui pourrait l’aider à affronter la crise actuelle. Maintenant, j’attends votre analyse si vous pensez que je suis dans l’erreur.

L’Etat de New York a accusé mardi le cabinet chargé de certifier les comptes de Lehman Brothers d’avoir aidé la banque d’affaires américaine à masquer l’imminence d’une faillite.

Le logo de Ernst & Young au siège à New York en décembre 2010.
REUTERS/Lucas Jackson

L’Etat de New York a annoncé mardi dans un communiqué avoir lancé des poursuites contre le cabinet chargé de certifier les comptes de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, Ernst & Young, l’accusant de l’avoir aidée à masquer l’imminence d’une faillite. Le procureur général de l’Etat, Andrew Cuomo, a déposé une plainte au civil, où il accuse le cabinet d’une « fraude comptable consistant à retirer subrepticement du bilan de Lehman des dizaines de milliards de dollars de titres financiers liés aux marchés du crédit, afin de tromper le grand public sur l’état réel de ses liquidités ».

Précisément, il accuse Ernst & Young d’avoir mis en oeuvre « pendant plus de sept ans, jusqu’au dépôt de bilan en septembre 2008 », une technique appelée « Repo 105 », qui consiste à prêter à une autre institution financière des actifs de mauvaise qualité juste le temps d’arrêter les comptes trimestriels. Des banques européennes prenaient ces actifs durant quelques jours, en échange de liquidités. Elles recevaient une commission. Les montants dissimulés ont grimpé jusqu’à 50 milliards de dollars. Ces transactions auraient été légales si elles avaient été présentées comme des « prêts ». Or elles étaient désignées comme des « ventes ».

« Le grand public n’était pas averti du fait que le groupe était obligé de dépenser des dizaines de milliards de dollars pour racheter ces mêmes titres qu’il avait prétendument ‘vendus’ lors des transactions », a accusé l’Etat de New York dans le texte de sa plainte.

« Un cabinet comptable de réputation mondiale, chargé d’auditer les communications financières de Lehman, a aidé à cacher ces renseignements cruciaux », a expliqué M. Cuomo.

Les services de M. Cuomo citent dans leur plainte des échanges internes chez Ernst & Young et chez Lehman Brothers montrant que certains étaient inquiets de la viabilité de cette pratique. « Bien qu’informé que le grand public était berné, Ernst & Young n’a jamais remis en cause la pratique ni cherché à la dévoiler aux investisseurs », en a conclu le plaignant.

Dans un communiqué, Ernst & Young a répliqué qu’il se défendrait « vigoureusement ». « Une plainte contre un auditeur est dépourvue de toute base factuelle et légale, dans un contexte où la comptabilité des transactions sous-jacentes est en accord » avec les normes comptables américaines (GAAP), affirme le cabinet d’audit. « Les comptes financiers audités de Lehman décrivaient clairement Lehman comme une entité très endettée opérant dans un secteur risqué et volatile », argumente Ernst & Young. « La faillite de Lehman Brothers est survenue au milieu d’une crise financière mondiale déclenchée par une hausse spectaculaire des défauts de paiement sur des emprunts hypothécaires (…) et un resserrement très fort de la liquidité », et n’a « pas été causée par des problèmes de comptabilité », conclut le cabinet d’audit.

Les poursuites ont pour but de récupérer « la totalité des honoraires collectées pour le travail accompli au profit de Lehman entre 2001 et 2008, qui dépassent les 150 millions de dollars, plus des dommages et intérêts pour les investisseurs », a indiqué l’Etat de New York.

La faillite de Lehman Brothers, la plus grande de l’histoire, a non seulement fait s’évaporer des actions dont la valeur totale avait approché les 60 milliards de dollars début 2007, mais aussi causé une perte sèche aux détenteurs des multiples actifs financiers (obligations, dérivés de crédit, etc.) émis par la banque ou liés à elle. Lehman Brothers avait 613 milliards de dollars de dette au moment de sa chute.

Article publié sur lexpansion.com

Un commentaire

  • Une autre banque qui est mise sur le grill:
    La Deutsche Bank versera 553 millions de dollars pour fraude fiscale! ça continue et tu es bien près de la vérité il me semble!
    Après s’être gavées, les repaires des banksters vont devoir payer, et ce n’est que le début……….